Focus

RFID

- de DATACollection, juillet 2007, Scanpages 2007-2008
La RFID (Radio Frequency Identification) est une technologie d'identification qui a recours à un signal radio fréquence comme support de dialogue entre l'objet à identifier et le dispositif de reconnaissance. La RFID suscite de plus en plus d'intérêt en tant que technologie alternative au code-barres. A noter qu’un point fondamental à sa diffusion tient à sa
standardisation, laquelle est désormais effective et permet de disposer (tout du moins dans l’univers de la distribution) d’un cadre général pour développer de telles applications.
09-05-2008

Un système RFID se compose des deux éléments suivants :


• Le transpondeur ou tag, c'est-à-dire le dispositif contenant les données à lire ou à écrire, l'équivalent d'une étiquette contenant un code;


• Le lecteur / enregistreur, permettant de lire et/ou d'écrire les données contenues dans le transpondeur et, si nécessaire, de les remplacer par de nouvelles données. 


Le transpondeur 


Le lecteur, doté lui aussi d'une antenne, émet un champ électromagnétique. Lorsque le transpondeur entre dans le champ d'action du lecteur, il absorbe l'énergie électromagnétique du lecteur même, qui est convertie en énergie électrique qui va charger un condensateur dont l'énergie est ensuite utilisée pour transmettre au lecteur son code d'identification. Il existe deux grands modes de fonctionnement (voir figure ci-dessus).

LF et HF (jusqu'à 13.56 MHz) : le type de couplage entre lecteur et transponder est de type électromagnétique avec forte prédominance de la composante magnétique, c'est-à-dire de la transmission inductive.

UHF et micro-ondes : le couplage est de type électromagnétique avec forte prédominance de la composante électrique, c'est-à-dire de la transmission RF. Le lecteur émet un signal qui est reçu par le transpondeur, lequel est ainsi activé pour la transmission des informations qu’il contient. Il s’agit donc d’un phénomène de réflexion (back scattering) semblable à celui utilisé pour le


radar.


Les transpondeurs ont une mémoire interne qui varie, en fonction des modèles, de quelques dizaines à quelques milliers d'octets. On distingue deux types :


- lecture seule : le code contenu est univoque et est personnalisé pendant la production ;


- lecture et écriture : en plus de contenir un code univoque, possède des champs dont le contenu peut être modifié par le lecteur.


Outre les transpondeurs de type passif, il existe également des transpondeurs de type actif, c'est-à-dire avec batterie à longue durée de vie incorporée (comme les nouveaux télépass) qui permet une transmission à des distances plus grandes car elle amplifie le signal de sortie du transpondeur et augmente ainsi sa puissance. De plus en plus de transpondeurs sont dotés de caractéristiques


anti-collision ou admettent le "bulk reading", la lecture en groupe, c'est-à-dire qu'ils sont identifiables même lorsqu'ils traversent en groupe la zone du lecteur. La forme et les dimensions des transpondeurs sont particulièrement variables: de la classique forme de " bouton " de différents diamètres à celle de petit module rectangulaire ou cylindrique (dispositif d'antidémarrage pour


les véhicules, puce d'identification pour les animaux) en passant par celle de carte de crédit (avec ou sans bande magnétique). Pour la communication entre l’étiquette et le lecteur ont utilise diverses fréquences, attribuées par des organisations normatrices, lesquelles fixent des règles très précises pour l'utilisation de chacune d’entre elles. La RFID ne peut donc s'affranchir de ces règlements qui font partie de son environnement. 


Les fréquences propres à la RFID 


En fonction de fréquences déjà attribuées et largement utilisées par une multitude d'utilisateurs, Radios, Télévision, Armée, Défense civile, etc., la RFID s'est vue attribuée un certain nombre de fréquences classées en quatre groupes:


- les "basses fréquences" inférieures à 135 KHz: deux fréquences sont utilisées, le 125 KHz et le 134 KHz ;


- les "hautes fréquences": une fréquence est utilisée, le 13.56 MHz ;


- les "Ultra Hautes Fréquences" dites UHF: deux fréquences sont utilisées, le 433 MHz et la bande allant de 860 à 960 MHz ;


- les "micro-ondes": deux fréquences étaient initialement réservées, le 2.45 GHz et le 5.8 GHz.


Cette dernière a finalement été abandonnée faute de demande mais reste à la disposition de la RFID.


Il faut préciser que chaque fréquence possède en propre des caractéristiques différentes, tant du point de vue des paramètres de communication (distance, vitesse d'échange) que vis à vis de l'environnement dans lequel elle fonctionne (présence de métal et de liquide, activité électromagnétique...) Il est donc impossible d'envisager une seule fréquence qui pourrait résoudre tous les problèmes de traçabilité par RFID. Concrètement chaque fréquence aura son propre domaine d'application préférentiel. A contrario, certains domaines d'applications pourront être couverts par plusieurs fréquences. 


LES INSTANCES DE RÉGULATION


Il n'existe pas d'instance internationale mondiale capable d'imposer ces décisions, car l'attribution et la régulation des fréquences radio relève de la souveraineté nationale. Il est donc nécessaire que chaque utilisateur vérifie que les produits utilisés sont compatibles avec les règlements en vigueur dans son propre pays. Pour simplifier, on dira que les instances de régulation fixent la fréquence ou la bande exacte de fréquence (dans le cas de l'UHF), la puissance d'émission, et le temps maximum de communication entre étiquettes et lecteurs. La puissance de la transmission s'exprime en W. Dans le cas de la transmission inductive, on préfère souvent l'exprimer non pas en termes de puissance mais d’intensité de courant par mètre, c'està- dire en ampère/m puisque ce rapport nous donne une idée immédiate de l'intensité du champ magnétique en jeu. Dans le cas de la transmission inductive, LF et HF, on parle même de fonctionnement en « champ de proximité », dans le cas des transmissions RF, UHF, on parle aussi de fonctionnement en « champ lointain ». À remarquer que le fonctionnement en champ de proximité sert aussi à définir la topologie de celuici, pour lequel les lectures proviennent de tag qu'on trouve exclusivement dans ce champ. Lorsqu’on oeuvre en champ lointain ceci n'est pas plus vrai. Autrement dit, on paye la plus grande distance de lecture par une incertitude plus importante sur la localisation de certains tags en réponse. Cette incertitude va ensuite être résolue par logiciel, une des tâches des middlewares. Il reste à éclaircir un point en ce qui concerne la puissance de lecture lorsque celle-ci s'exprime en termes de puissance, c'est-à-dire en W. le problème qui se pose est où et comment mesure-t-on cette puissance. Sans entrer dans les détails, nous nous limiterons à rappeler que le système de mesure américain est différent de l’européen. Le système américain mesure en EIRP, c'est-à-dire en Equivalent Isotropic Radiated Power, tandis que le système européen mesure en ERP, c'est-à-dire la puissance effective irradiée. Le rapport entre ces deux systèmes est le suivant : 1W ERP = 1.62 W EIRP, pour lequel les 2 W autorisés par la réglementation européenne, dont nous reparlerons plus loin, correspondent à 3.24 W américains. Toujours à propos des différences entre Europe et USA, en UHF, nous ne pouvons pas ne pas signaler la bande de transmission de 2 MHz, avec des canaux de 200 KHz, c'est-à-dire seulement 10 canaux de 2W ERP, contre une bande de 26 MHz aux USA. En outre en Europe, du fait de la bande plus étroite, chaque lecteur ne peut fonctionner que sur un seul canal en créant ainsi un frein fort à la coexistence dans le même environnement d’un grand nombre de lecteurs opérant en mode RTF (Reader Talks First), comme prévu par les normes ISO/IEC 18000-6, 3 et le standard EPC class 1 Gen2. Cette réduction de la bande passante, c'est-à-dire du nombre de canaux disponibles, est particulièrement pénalisante lorsqu’on opère en mode RTF, à l’opposé du mode TTF, (Tag Talks First). De par ces limitations le système LBT (Listen Before Talk) a été rendu obligatoire en Europe pour éviter des interférences sur le faible nombre de canaux existants. Avec une bande disponible plus importante, comme aux USA, on opère en mode saut de fréquence (Frequency Hopping), sans LBT, en obtenant en pratique une vitesse de communication bien supérieure. Actuellement, les acteurs du marché exercent une forte pression sur les autorités Européennes pour qu’elles augmentent le spectre alloué à l’UHF puisque persister dans la situation actuelle réduirait fortement la compétitivité des entreprises européennes face aux américaines en ce qui concerne leur supply chain. Au niveau européen, c'est le CEPT et son organisme associé l'ETSI (European- Telecommunications Standard Institute) qui sont chargé de proposer des règlements que les pays européens auront le libre choix d'appliquer ou non selon les cas. Aux yeux de ces organismes, la RFID se classe dans ce qu'on appelle les "Short Range Device" Un certain nombre de textes existent, et en particulier le CEPT/ERC 70-03. En septembre 2004, l'ETSI a publié la norme EN 302-208 qui concerne spécifiquement l' UHF et qui autorise une puissance de 2 Watts ERP


dans la bande de fréquence 865.6 - 867.6 MHz. La presque totalité des pays européens a reçu cette recommandation rapidement, en libéralisant les fréquences UHF pour les dispositifs d’une puissance ne dépassant pas 2W. La « Décision de la Commission Européenne » du 23 novembre 2006 (2006/804/CE, « relative à l'harmonisation du spectre radio pour les appareillages d'identification à radiofréquence (RFID) fonctionnant dans la bande UHF »), a été publiée par le journal officiel européen du 25 novembre. Cette directive copie pratiquement le contenu de la recommandation ERC 70-30 (EN 302-208) en la rendant obligatoire pour tous les pays membres de la Communauté. Pour de plus amples informations, consultez le lien suivant:


http://ec.europa.eu/information_society/policy/radio_spectrum/ref_documents/index_en.htm.


Il est énumère tous les documents impliqués, dont les variantes à la réglementation demandées et accordées à la France. 


LES NORMES TECHNIQUES ET LES INSTANCES DE NORMALISATION


Le présent article ne traitera que de l’identification automatique par RFID pour les objets. (RFID for Item Management. Les normes sont préparées par le sous comité SC31 du JTC1 (Joint Technical Committee 1) Le JTC1 est un comité créé entre l’ISO et l’IEC. Pour ce qui concerne la traçabilité des objets par RFID, le Sub-Commitee 31 a réparti les tâches entre cinq Working Groups:


- LE WG1 : WORK GROUP ON SYMBOLOGY


- LE WG2: WORK GROUP ON DATA STRUCTURE


- LE WG3: WORK GROUP ON CONFORMANCE


- LE WG4: WORK GROUP ON RFID ITEM MANAGEMENT


- LE WG5: WORK GROUP CRÉE FIN 2004, IL S'OCCUPE DE GÉO-LOCALISATION EN TEMPS RÉEL, OU REAL TIME LOCATING SYSTEM (RTLS)


Pour information, la traçabilité des personnes est gérée au niveau International par le sub- commitee ISO/IEC/JTC1/SC17, en France au niveau de la CN17 de l'AFNOR. Deux normes produites par le ISO/IEC/SC17/WG8 (Working Group n°8) existent depuis plusieurs années et concernent les cartes à puce dites "sans contact": la 14443 pour les lectures à quelques mm "vicinity" et la 15693 pour les lectures à quelques centimètres "proximity". Toutes deux utilisent la fréquence 13,56 MHz et les étiquettes ont le format "standard" des cartes à puces. 


NORMES PUBLIÉES OU EN COURS DE PRÉPARATION


Les normes "18000" présentées comme LA solution au problème d'interopérabilité, elles ne suffisent pas en réalité à elles seules a atteindre cet objectif. Deux conditions doivent en effet être remplies, d'une part utiliser un protocole de communication entre lecteur et étiquette commun, c'est le rôle des normes 18000 mais aussi organiser de façon unique la structure des données contenues dans les puces. Les normes 18000 font donc partie d'un groupe de normes aujourd'hui publiées et qui, prises dans leur ensemble, permettent d'obtenir l'inter opérabilité. 


PROTOCOLES DE COMMUNICATION


Définition: Le protocole de communication est le langage utilisé par les lecteurs et les étiquettes pour se comprendre. Comme tout langage il comprend un vocabulaire et une syntaxe couvrant les commandes et les données contenues dans les étiquettes.


ISO/IEC 18000: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management - Air Interface ».

Elles sont déclinées par fréquence. Toutes les normes 18000 sont publiées depuis 2004. Cependant afin d’intégrer, d’une part des capteurs associés aux tags, d’autre part des batteries permettant d’augmenter les performances de lecture et donc la distance, elles ont toutes été soumises à révision. La situation à aujourd’hui de ces normes est donnée ci-dessous.


ISO/IEC 18000-1 – “Generic Parameters for Air Interface - Communication for Globally Accepted Frequencies”. Soumise à vote FCD (Final Committee draft). C’est l’avant dernière étape du processus de normalisation.


ISO/IEC 18000-2 – « Parameters for Air Interface Communications below 135 KH »z Note: 2 types de produits sont utilisés: le type A dit "Full Duplex" ou FDX en 125 KHz, et le type B dit "Half Duplex" ou HDX en 134.2 Khz. Les deux différent par la couche physique mais utilisent le même protocole. Soumise à vote FCD (Final Committee Draft). C’est l’avant dernière étape du processus de normalisation.


ISO/IEC 18000-3 - Parameters for Air Interface Communications at 13,56 Mhz. Soumise à vote FCD (Final Committee draft). C’est l’avant dernière étape du processus de normalisation. Note: 2 modes sont utilises: le mode 1 dérivé de la norme 15693 pour les cartes sans contact, et le mode 2 dérivé de la technologie développée par la société Magellan (Australie), en particulier sa technologie brevetée PJM (Phase Jitter Modulation), permet une vitesse de transmission


des données de 100 à 400 fois supérieure aux autres systèmes RFID 13,56 MHz, et est devenue en août 2004 le standard ISO 18000-3 Mode 2. Dans ce cadre, Magellan a développé deux types de tag : le PJM ItemTag, pour l'identification et l'écriture très rapide sur tag apposés sur un très grand nombre d'objets, même partiellement empilés, et le PJM StackTag, pour l'identification et l'écriture très rapide sur tag apposés sur plusieurs centaines de documents, de fiches ou objets, empilés et en contact l’un avec l'autre. Cette dernière solution, qui bat en brêche tant de « lieux communs » débités sur la RFID, dont l'impossibilité de lire des tags superposés, est à la de base de la solution inventée par Magellan, le lecteur du fiches sur table de jeu, représenté sur la photo ci-contre. Il faut noter que ces deux modes ne sont pas inter opérables entre eux.


ISO/IEC 18000-4 – « Parameters for Air Interface Communications at 2,45 GHz ». Note: Là encore deux modes sont utilises et correspondent à deux systèmes développés par deux sociétés (Intermec et Siemens/Nedap). Soumise à vote FCD (Final Committee draft). C’est l’avant dernière


étape du processus de normalisation.


ISO/IEC 18000-6 – « Parameters for Air Interface Communications at UHF (from 860 to 960 MHz »). Les commentaires enregistrés au cours du vote du Committee draft n’ont pas tous été validés.


Cela sera fait en Juillet 2007. La norme sera donc soumise au vote FCD lors de la prochaine réunion du Sous Groupe WG4/SG3 en Novembre 2007 à Aix-en-Provence. Note: Tois types sont utilisés.


Le type A: utilise le système "Pulse Interval Encoding (PIE) with slotted ALOHA collision arbitration protocol". Le type B utilise le système "Manchester Encoding with Binary Tree collision arbitration protocol". Le type C est basé sur la proposition de EPC Global Class1 Gen2. Les trois types ne sont pas inter opérables entre eux.


ISO/IEC 18000-7 – « Parameters for Air Interface Communications at 433 MH »(Technologie développée par le fabricant américain SAVI). Vote positif au niveau du FDIS (Final Draft International Standard) En cours de publication. 


TESTS DE CONFORMITÉ (CONFORMANCE)


Il faut préciser qu'il s'agit pour le moment de "Technical Reports = TR" et non de "Normes Internationales = IS" Il s'agit donc plus de "recommandations" que de véritables "normes". Cependant leur transformation en IS est inéluctable. Elles se déclinent par fréquence comme les


normes de base de la série des 18000. Toutes ces normes doivent être révisées pour intégrer capteurs et batteries. Néanmoins et curieusement, il a été constaté l’absence de demande de la part du marché pour les basses et hautes fréquences. Par voie de conséquence, les normes 18047-2, -3, et -4, n’ont pas été soumises à révision. Par ailleurs, la fréquence UHF pouvant être utilisée en


champ proche (quelques dizaines de centimètres), et donc en couplage inductif, le TR 18047-6 a été modifié en conséquence.


ISO/IEC 18047: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID Conformance Test Methods »


ISO/IEC 18047-2 – « Parameters for Air Interface Communications below 135 Khz ». Publiée en Janvier 2006.


ISO/IEC 18047-3 – « Parameters for Air Interface Communications at 13.56 Mhz ». Publiée en Septembre 2004.


ISO/IEC 18047-4 – « Parameters for Air Interface Communications at 2.45 GHz ». Publiée en Novembre 2004.


ISO/IEC 18047-6 – « Parameters for Air Interface Communications at UHF (from 860 to 960 MHz) ». Publiée en Janvier 2006. Soumise à révision : En vote au niveau du CD (Committee Draft = 1ère


étape). Examen des commentaires en Novembre 2007 à Aix-en-Provence.


ISO/IEC 18046-7 – « Parameters for Air Interface Communications at 433 MHz ». Publiée en Octobre 2005. Soumise à révision : Pas d’action tant que la norme 18000-7 révisée n’est pas publiée. 


TESTS DE PERFORMANCE


Un "Technical Report" TR18046 a été publié en Février 2005. Il permet aux "intégrateurs de solutions RFID" de trouver les systèmes adaptés aux besoins de leurs clients sur la base de performances vérifiées et qui peuvent constituer un référentiel même si les tests ne sont pas pratiqués "in situ". Il permettra également aux utilisateurs de choisir parmi plusieurs solutions. En

effet l'inter opérabilité permet d'affirmer que tout lecteur conforme à la norme 18000 pourra lire toute étiquette RFID également conforme à la même norme. Mais cette inter opérabilité ne signifie nullement que tous les systèmes disponibles sur le marché auront les mêmes performances toutes chose égales par ailleurs. Dans tous les cas la capture de l'information sera certes garantie… mais…pas la distance et la rapidité de lecture par exemple… ou pas le même taux de lecture dans un environnement électromagnétique donné.


Le TR (Technical Report) 18046 a été transformé en IS (International Standard) et publié en Février 2006. Cette modification augmente les contraintes. Il ne s’agit plus de recommandations mais de règles précises sur les conditions de tests qui doivent conduire à l’unicité des résultats quels que soient les lieux ou sont pratiqués les tests. Cette norme internationale est un outil indispensable pour une bonne vision des performances des systèmes RFID et donc pour la sauvegarde des intérêts des utilisateurs. Au cours de l’année 2006, il a été décidé d’éclater la norme 18046 en trois normes séparées :


ISO/IEC 18046-1: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID Performance Test Methods for RFID systems ». En cours de rédaction. Publication prévue en fin d’année 2008.


ISO/IEC 18046-2: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID Performance Test Methods for RFID interrogators ». Compte tenu de l’absence d’implication des fabricants de lecteurs, cette norme ne fait hélas pas l’objet de travaux pour le moment.


ISO/IEC 18046-3: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID Performance Test Methods for RFID tags ». Soumise au vote FDIS (dernière étape), cette norme sera propose pour publication en novembre 2007 lors de la réunion du Sous Groupe WG3/SG1 à Aix-en-Provence (France). Le sous-groupe WG3/SG1 est également chargé de développer deux normes pour les RTLS (Real Time Locating System). Il s’agit des normes :


ISO/IEC 24769 : « Information Technology – Automatic Identification and Data Capture Techniques – RTLS Device Conformance Test Methods »


ISO/IEC 24770 : « Information Technology – Automatic Identification and Data Capture Techniques – RTLS Device Performance Test Methods ». Devant l’absence d’information en provenance du Groupe de travail qui développe les normes de base, aucun travail n’a été enregistré


à ce jour. 


GESTION DES DONNÉES


Trois normes publiées en Septembre et Octobre 2004 assurent la cohérence des commandes de lecture et de la gestion des données.


ISO/IEC 15961: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management - Host Interrogator - Tag functional commands and other syntax features ». Cette norme a été soumise à plusieurs révisions pour incorporer d’abord les fonctionnalités de la norme 18000-6C, ensuite l’intégration de capteurs et de batteries dans les tags. Dans un deuxième temps elle a été éclatée en quatre parties.


ISO/IEC CD 15961-1, “Information technology - Radio frequency identification (RFID) for item management: Data protocol - Part 1:”. Soumise au vote CD (Committee Draft) en Juillet 2007


ISO/IEC CD 15961-2, “Information technology - Radio frequency identification (RFID) for item management: Data protocol - Part 2: Registration of RFID data constructs”. Soumise au vote FCD (Final Committee Draft) en Juillet 2007 après approbation de l’autorité d’enregistrement des AFI (Application Family Identifiers) et qui sera l’Organisme de Normalisation Hollandais NEN. Je rappelle que l’AFI (Application Family Identifier) est un code qui spécifie le type d’application et


qui permet la cohabitation de plusieurs systèmes de codification sans perturbation des uns sur les autres.


ISO/IEC CD 15961-3, “Information technology - Radio frequency identification (RFID) for item management - Data protocol: data constructs”. Soumise au vote FCD (Final Committee Draft) en Juillet 2007.


ISO/IEC CD 15961-4, “Information technology - Radio frequency identification (RFID) for item management - Data protocol: batteries and sensors”. Nouveau texte accepté suite au vote NWIP (New Work Item Proposal) en Mai 2007.


ISO/IEC 15962: “Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management - Data Syntax Data encoding rules and logical memory functions”. Publiée en octobre 2004. Soumise à révision pour les mêmes raisons que la 15961. Le CD (Committee draft) sera soumis au vote à partir de Juillet 2007.


ISO/IEC 15963: “Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management - Unique identification of RF Tags and Registration Authority to manage the Uniqueness”. Publiée en septembre 2004. Cette dernière norme: s'assure que toute


puce constitutive d'une étiquette radiofréquence aura un numéro unique, et crée un organisme chargé de gérer cette unicité. Cette unicité permet une identification et une traçabilité de chacune des étiquettes. Une quatrième norme concerne les règles d’encodage relatives aux capteurs asocués


aux tags.


ISO/IEC 24753: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management - Application Protocol – Encoding and processing rules for sensors


and batteries ». Un premier CD a été soumis à vote en 2006. Après accord pour une extension de 12 mois dans l’élaboration de cette norme, un deuxième CD (Committee Draft) sera soumis à vote à


partir de Juillet 2007. Se développement se fait en liaison étroite avec IEEE qui développe de son côté un standard spécifique pour les capteurs (simples ou complets) utilisés avec les étiquettes électroniques. Il s’agit du standard 1451-7 qui sera développé conjointement avec la norme ISO 24753. 


MIDDLEWARE


Initialement numérotée 24752, et appelée « System Management Protocol» cette norme a changé de numérotation et d’appellation pour devenir la norme 24791 « System Software Infrastructure », qui est aujourd’hui divisée en six parties:


ISO/IEC 24791-1: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure –Architecture ». WD (Working Draft) en cours de rédaction.


ISO/IEC 24791-2: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure – Data Management ». WD (Working Draft) en cours de rédaction.


ISO/IEC 24791-3: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure – Device Management ». WD (Working Draft) en cours de rédaction.


ISO/IEC 24791-4: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure – Application Interface ». WD (Working Draft) en cours de rédaction.


ISO/IEC 24791-5: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure – Device interface ». WD (Working Draft) en cours de rédaction.


ISO/IEC 24791-6: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - RFID for item Management – System Software Infrastructure – Security » WD (Working Draft) en cours de rédaction. Toutes ces normes visent à standardiser les interfaces entre les lecteurs et les systèmes d’information et de traitement des données des entreprises.


Elles participent à l’interopérabilité. On peut toutefois noter l’absence cruelle des utilisateurs qui doivent clarifier leurs attentes et leurs besoins. En milieu ouvert ou pour les entreprises globalisées au niveau mondial, la standardisation de ces interfaces est une obligation. 


GUIDE D’UTILISATION (IMPLEMENTATION GUIDELINES)


Cette norme (il s’agit en fait d’un TR –Technical Report) vise à aider les utilisateurs à prendre en compte le monde réel dans lequel ils évoluent pour la mise en place des systèmes RFID.


ISO/IEC 24729: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - Radio frequency for item management - Implementation Guidelines ». Cette norme est divisée en trois parties.


ISO/IEC 24729-1 – « RFID - Enabled Labels ». La publication était prévue pour fin 2006. Le développement a été plus long que prévu. Un PDTR (Pleliminary Draft Technical Report) est en cours de rédaction.


ISO/IEC 24729-2 – « Recycling and RFID Tags ». La publication était prévue pour fin 2006. Le développement a été plus long que prévu. Un PDTR (Pleliminary Draft Technical Report) est en cours de rédaction. La réunion du WG4/SG5 a approuvée le changement de titre pour plus de clarté dans l’objectif de cette norme.


ISO/IEC 24729-3 - « Implementation and operation of UHF RFID Interrogator system in Logistics Applications ». La publication était prévue pour fin 2006. Le développement a été plus long que


prévu. Un PDTR (Pleliminary Draft Technical Report) est en cours de rédaction. La réunion du WG4/SG5 a approuvée le changement de titre pour plus de clarté dans l’objectif de cette norme. 


REAL TIME LOCATING SYSTEMS


ISO/IEC 24730: “Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - Real Time Locating Systems (RTLS)”. Cette norme est divisée en quatre parties.


ISO/IEC 24730-1, « Information technology, Automatic identification and data capture techniques – Real Time Locating Systems (RTLS) - Part 1: Application Program Interface (API) ». Publiée en Décembre 2006.


ISO/IEC 24730-2, « Information technology, Automatic identification and data capture techniques – Real Time Locating Systems (RTLS) - Part 2: 2,4 GHz ». Publiée en Décembre 2006


ISO/IEC 24730-3, « Information technology, Automatic identification and data capture techniques – Real Time Locating Systems (RTLS) - Part 3: Chirp Spread Spectrum ». Le NWIP/CD (New Work Item Proposal/Committee Draft a été approuvé). Le travail rédactionnel a débuté suite


au meeting du WG5 à Berlin en Juin 2007.


ISO/IEC 24730-4, « Information technology, Automatic identification and data capture techniques – Real Time Locating Systems (RTLS) - Part 4: Global Locating Systems (GLS »). Travaux annulés suite au manque d’intérêt des experts. 


VOCABULAIRE


La norme qui concerne le vocabulaire utilisé dans toutes les normes ISO traitant de RFID, est en constante révision pour prendre en compte tous les développements des normes citées plus haut. On peut citer par exemple tout le vocabulaire utilisé dans l’intégration des capteurs et des batteries.


ISO/IEC 19762: « Information Technology - Automatic Identification and Data Capture Techniques - Harmonized Vocabulary ».


ISO/IEC 19762-1 – « General Terms Relating to AIDC ». Publiée en mars 2005. En cours de révision.


ISO/IEC 19762-2 – « Radio-Fréquency Identification (RFID) ». Publiée en mars 2005. En cours de révision.


 


EPC, l'Internet des objets


 


Né en Amérique, au sein du Massachusetts Institute of Technology de Boston et parrainé par les plus importantes multinationales de la production et de la distribution - et depuis peu par GS1 - ce système RFID particulier se distingue des autres types de système par la simplicité absolue du contenu du tag: rien d'autre que pointeur, qui tire sa force vitale d'une architecture réseau


complexe et qui conserve de substantielles affinités avec le code à barres. 


Par EPC, Electronic Product Code, on entend un tag RFID en mesure d'identifier avec un code univoque au plan mondial, tout objet produit ou commercialisé. Selon une première approche, on peut le considérer comme l'équivalent d'un code à barres, en version électronique à capacité de transmission radio. Le système ne définit pas uniquement le type de véhicule d'identification mais


également les technologies de réseau nécessaires, semblables à celles de l'Internet, pour garantir la traçabilité de ces produits tout le long de la supply chain. Ce produit est né il y a quelques années grâce à des études menées par un groupe de recherche du Massachussetts Institute of Technology de


Boston, dénommé Auto-ID Center, qui a bénéficié de la contribution de près de cent entreprises comptant parmi les plus importantes du monde de la production de biens de consommation, de leur distribution et naturellement de la production de technologies RFID. Parmi les noms les plus couramment associés à cette initiative, citons Wal-Mart, Unilever, Procter & Gamble, Gillette,


même si elle n'a jamais cessé d'attirer de plus en plus de nouvelles adhésions depuis sa naissance. Au cours de 2003, le projet a franchi deux étapes particulièrement significatives qui ont pratiquement changé le "status" en le promouvant de facto au rang de standard pour la grande consommation: d'abord l'annonce officielle de la part de Wal-Mart, la plus grande chaîne de GDO du monde, qui a demandé à tous ses fournisseurs d'appliquer des tags EPC sur leurs palettes dans un délai relativement court, ensuite, et surtout, l'acquisition de la propriété intellectuelle d'EPC de par EAN International et UCC, et la naissance d'une nouvelle société, EPC Global, fruit d'une joint venture entre EAN International et Uniform Code Council, participant en égale mesure. Suite à la niassance du système unifié GS1, EPC est devenu le système RFID que le monde GS1 se propose d'utiliser pour le transport des informations. 


LES CARACTÉRISTIQUES DU SYSTÈME


Le projet EPC définit un type de tag à faible coût et une infrastructure de réseau comprenant des lecteurs de tags et des serveurs. L'objectif est celui de former une sorte "d'Internet des objets",l'Internet de tous les objets produits et commercialisés dans le monde. Doté de cet identifiant univoque, chaque objet est en effet tracé par un réseau de lecteurs qui fait remonter les informations vers des serveurs spécialisés où résident les bases de données correspondant aux produits et constamment mises à jour. La particularité du système, et sa différence fondamentale par rapport aux autres systèmes d'identification par transpondeur, est que le concept EPC est celui d'un circuit réduit à l'essentiel, dans lequel ne réside fondamentalement rien d'autre qu'une "adresse Internet" du produit, et qui s'appuie sur un réseau et un système de bases de données en ligne (technologie serveur Savant et serveur PML). Les tags à norme ISO sont en revanche généralement conçus poursupporter de nombreuses options. Leur plus grand avantage est celui d'offrir un système d'information distribué, car les informations utiles résident princtpalement dans le tag même, et non à l'extérieur (sur le réseau). Le bilan des coûts et bénéfices est donc différent, tant au niveau des coûts, notamment en ce qui concerne le transfert des informations, qu'au niveau de la traçabilité. L'information unique transportée par le tag n'est donc qu'une référence, un "pointeur". Même si le projet prévoit des variantes "lecture-écriture" permettant une mise à jour dynamique des informations enregistrées sur le circuit, toutes les informations relatives au produit et les variations des données sont substantiellement enregistrées uniquement sur les bases de données résidant sur les serveurs dédiés, accessibles via réseau. D'où l'analogie avec Internet, et l'idée de constituer un "Internet des objets". De quelle manière les informations sont-elles acquises et mises en relation avec les codes EPC ? A ce sujet, le projet comprend également les technologies de réseau nécessaires. Avec "Savant", on entend donc des technologies de dispatching développées sur des réseaux nationaux, régionaux et locaux, dont les "terminaisons" sont constituées par les lecteurs RFID utilisés dans les entrepôts, les magasins, les dépôts. Cette technologie est donc constituée de trois modules : EMS, pour Event Management System, RIED, pour Real-Time In Memory Data Capture, et TMS, pour Task Management System. Ces modules assurent des fonctions et des tâches d'acquisition d'informations, de dispatching, de filtrage, de classification et d'enregistrement.


Dans l'infrastructure de réseau, les identifiants EPC et les informations respectives sont associés et gérés grâce à un ONS (Object Name Service), l'équivalent du DNS (Domain Name Service) d'Internet, qui traduit les références EPC en adresses IP: c'est là que se trouvent les informations auxquelles les identifiants font référence. Celles-ci sont écrites dans un langage dénommé PML (Physical Markup Language), basé sur XML (autre standard d'Internet) et qui sont hébergées par des serveurs spécialisés (PML) différents des serveurs Savant. Le langage PML permet de disposer d'un vocabulaire approprié (PML Core et PML extensions) pour représenter les objets EPC et les


faire communiquer. 


L'architecture de réseau EPC


OBJECT NAME SERVICE (ONS) - Du moment que le code EPC est la seule information contenue sur le tag, les ordinateurs auxquels les lecteurs sont connectés nécessitent un système permettant de faire le lien entre ce code et toutes les informations relatives à l'objet mémorisées dans les bases de données externes. C'est la tâche de l'Object Name Service (ONS), un service automatique de networking semblable au Domain Name Service (DNS), qui associe les ordinateurs aux sites sur Internet.


PHYSICAL MARKUP LANGUAGE (PML) - Le Physical Markup Language (PML) est un nouveau langage standard destiné à la description des objets physiques basé sur l'eXtensible Markup Language (XML). Avec le code EPC et l'ONS, le PML complète la série des composantes fondamentales nécessaires pour associer automatiquement les informations aux objets physiques.


Le code EPC identifie les produits, le PML les décrit, l'ONS fait le lien entre les deux. La standardisation de ces composantes permettra de générer une "connectivité universelle" entre tous les objets du monde.


SAVANT - Savant est la technologie logicielle utilisée pour la gestion et le transfert des informations de manière telle à ne pas surcharger les réseaux professionnels et particuliers existants. Savant utilise une architecture distribuée, c'est-à-dire qu'elle peut fonctionner sur un seul ordinateur central ou sur plusieurs ordinateurs d'une même organisation. Savant constitue "le système nerveux" du réseau EPC car c'est lui qui gère le flux des informations. La lecture des tags par les lecteurs ou les capteurs engendre des données. Les lecteurs sont connectés à des ordinateurs dotés du système Savant qui gère les lecteurs, regroupe et filtre les données. A ce stade, l'EPC Information Server rend disponibles les données au format PML, tandis que l'ONS permet de transformer EPC en un pointeur vers les services PML.


La structure de réseau sur laquelle les tags EPC opèrent a de nombreuses affinités avec celle de l'Internet. Le code EPC, comme identifiant univoque des objets, est l'équivalent de l'adresse IP comme adresse univoque pour les ordinateurs du réseau. L'ONS transforme EPC en URL du serveur avec des informations sur l'objet, à l'instar du DNS qui transforme une adresse Web en adresse IP du serveur. Le PML, dans le système EPC, est le langage utilisé pour décrire les objets et les données, au même titre que l'HTML est le langage utilisé pour décrire les contenus Web.


Enfin, l'EPC Information Server renvoie les informations sur les objets et les produits comme le serveur Web renvoie les informations formatées en HTML.


 


 


 

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