Solutions & Applications

Cartes 2007

Par Cecilia Biondi
Avec cinq cent vingt entreprises exposantes, soit une nouvelle augmentation par rapport à l’année dernière, Cartes 2007, le salon des cartes à puce organisé en novembre à Paris, a, comme à l’accoutumée, donné le tempo : avec une série de technologies arrivées à pleine maturation et prêtes à relever les défis du marché, comme la Communication en champ proche (Near Field Communication) et d’autres qui en font partie depuis des années, comme celle du sans-contact pour les transports publics et le paiement. Une grève d’employés de la ville a facilité la circulation dans les allées du salon, un aspect plutôt insolite pour une manifestation comme Cartes, mais qui n’a en rien diminué le prestige de cette manifestation, dont la description ne cesse de susciter les adjectifs les plus hyperboliques.
07-01-2008
Cartes 2007 ne méritait certainement pas la grève parisienne de cet automne. Une grève qui a inévitablement eu une incidence sur le nombre de visiteurs qui se sont concentrés le premier jour, le 13 novembre, avec une affluence record, et ont délaissé les jours suivants. Les organisateurs – qui par ailleurs se sont défendus avec honneur en disséminant des bus de substitution à travers la capitale - ne le méritaient pas, et encore moins les innombrables exposants qui ont fait plus que jamais la richesse et l’attrait de la manifestation qui s’est récemment déroulée à Paris. Selon les chiffres communiqués par l’organisation Exposium, Cartes & IDentification 2007 a établi un nouveau record avec 20.109 visiteurs professionnels, soit une croissance de 3% par rapport à l’année précédente. Pour être exact, les entreprises exposantes étaient au nombre de 520 – en 2000, lors de notre première visite à Cartes, elles étaient trois cent cinquante – dont 75% provenant de l’étranger. 68% des visiteurs provenaient d’autres pays que la France, pour un total de 147 nationalités représentées. Une grande attention a été accordée à l’espace consacré à l’identification, avec 93 entreprises exposantes et un large éventail de nouveautés dans le secteur de la biométrie, de la sécurité, de l’authentification, du contrôle physique et logique des accès, de la RFID et des procédures de e-gouvernement. Avec autant d’entreprises actives sur des fronts très différents de la ligne principale, celle des cartes à puce, ce salon prouve avant tout que ce secteur est loin d’être une niche et qu’il touche, au contraire, à des aspects fondamentaux de notre vie, comme l’identification personnelle, les contrôles à la frontière, le paiement en monnaie virtuelle. Il démontre également que le marché des cartes à puce, avec sa vitalité et sa constante évolution, entraîne dans son sillage tous les secteurs satellites qui interagissent avec tout ou partie de la filière : c’est pourquoi Cartes attire tant de RFID, et qui dit RFID dit systèmes d’impression de transpondeurs et systèmes de lecture et de traitement des informations. Une grande partie du salon était donc réservée aux machines et aux instruments de production de cartes et de billets. Mais Cartes propose aussi de nombreux logiciels, justement dans l’intention d’offrir une vision complète des solutions recherchées par les visiteurs. Et nous ne parlons pour l’heure que de technologies consolidées : car Cartes est surtout le salon de l’innovation, et c’est pourquoi la fille du contactless, la Near Field Communication a été la véritable superstar de l’événement. Des dizaines de nouvelles sociétés, provenant principalement d’Asie, et un panel de produits difficile à décrire sans risquer d’opérer constamment des choix douloureux, composent le bilan de notre visite. Le commentaire final est toujours le même : ne manquez ce rendez-vous pour rien au monde, même s’il ne concerne pas directement vos activités. A Cartes, il y a toujours quelque chose qui vaut le déplacement. La prochaine édition a dores et déjà été fixée et se tiendra du 4 au 6 novembre 2008 toujours au pôle d’exposition de Paris Nord Villepinte.
 
pour le meilleur Hardware : Inside Contacless avec MicroPass L4-2G
pour le meilleur Software : Gemalto avec SConnect
Pour la meilleure application IDentification : Iris Corporation Berhad avec IRIS ST4ex
Pour la meilleure application IT Security : Oberthur Card Systems avec Cardblade
Pour la meilleure application Transport : UltraPay avec UltraPay MT3000
Pour la meilleure application Banque / Finance / Commerce : Atos Worldline avec SIPS IPTV
Pour la meilleure application Santé : MXI Security avec Stealth MXP
Pour la meilleure application Mobile : Oberthur Card Systems avec SIMphonIC FlyBuy Duo
Pour la meilleure application e-Transactions : NXP Semiconductor avec Secure Display Card Inlay
Pour la meilleure application Fidélité : tagattitude avec AudioTag
 
Les mille visages de l’identification
Parmi les opérateurs les plus complets en matière d’identification à des fins de paiement, Ingenico a présenté de nombreuses innovations : c’est Claudio Carli, marketing manager d’Ingenico Italia qui souligne les tendances du marché importantes pour la société : « Avant tout le sans contact ! » affirme Carli. « 2008 sera l’année de l’explosion du sans contact dans le secteur bancaire et du paiement, notamment en Europe. Un pas qui se fait en retard par rapport à d’autres secteurs, comme l’industrie ou l’administration publique et les transports publics, en raison de la « prudence » traditionnelle du secteur bancaire. Bref, selon nous, 2008 sera l’année des pilotes de paiement sans contact. En Italie, par exemple, deux pilotes ont été lancés, auxquels Ingenico a participé ». Si la technologie NFC est, selon Claudio Carli, encore un peu prématurée, en raison de l’absence d’une vraie “application killer”, la modalité sans contact est la prochaine évolution des systèmes de paiement et l’horizon laisse apparaitre des perspectives beaucoup plus lumineuses, par exemple, celle d’une carte à double interface :
à contact pour certains types de paiement, sans contact pour d’autres: « Aujourd’hui, la perspective d’innovation la plus imminente selon moi, mais pas forcément la moins enthousiasmante, c’est la possibilité qu’ont les grands opérateurs de cartes de crédit de lancer une nouvelle carte à double interface, utilisable de différentes façons, en fonction de la somme à payer ou du système utilisé pour la transaction ». Mais la technologie sans contact peut-elle être considérée comme sûre ? « Absolument » répond Carli. « Les banques ont commencé à exploiter la technologie sans contact justement parce qu’elles disposent des applications EMV qui coïncident avec des protocoles et des terminaux sûrs et qu’elles peuvent agir dans le cadre de cette sécurisation désormais consolidée. Une carte à puce, qu’elle soit à contact ou sans contact, est beaucoup plus difficile à violer qu’une carte à bande magnétique ; de plus, la lecture se fait à une distance telle qu’elle ne peut être interceptée physiquement. Un autre aspect jouant en faveur de la sécurité est celui de la somme à payer: la carte sans contact ne permet pas de payer des sommes supérieures à 25 ?, autrement qu’avec une signature ou la saisie d’un code PIN ».
Claudio Carli nous accompagne vers son stand où il nous décrit les nouveaux produits présentés, les terminaux de paiement à système sans contact intégré, par exemple le PinPad i3070 pour le monde du détail (photo numéro 1, sur la gauche), ou à système sans contact non intégré (i5100, voir photo numéro 2) qui est la solution proposée notamment pour les deux pilotes de paiement sans contact italiens. Il y a également le nouveau mécanisme de paiement self service Ingenico 9500 (photo 3), à carrosser ou intégrer dans n’importe quelle machine. Mais la star du stand reste la bicyclette du projet Velib’, le système de location de bicyclettes réalisé pour la municipalité de Paris et qui a déjà rencontré un succès considérable : « Pour Vélib’, Ingenico a conçu la totalité du système de paiement, installé à l’intérieur du totem, qui se connecte à un serveur central, où sont stockées toutes les données des cartes et de toutes les bicyclettes. De cette manière, une bicyclette peut être prise dans une station et laissée dans une station différente. En tant que partenaire, nous pouvons dire que ce système se base sur un business model très réussi. Le système a été conçu par JC Decaux, un grand opérateur de publicité qui a fourni à Paris un système très complexe, non seulement dans sa forme initiale, qui comprend près de mille stations de contrôle et vingt mille bicyclettes, mais aussi en termes de gestion et de maintenance, de l’host des données à la réparation des bicyclettes » explique Carli, qui conclut avec une prévision optimiste pour d’autres pays : « C’est un projet que je sens réalisable non seulement dans des grandes villes, mais aussi dans des villes plus petites, où le système pourrait commencer en limitant la complexité ».
Autre fournisseur proposant un vaste panel de solutions d’identification et de paiement, le groupe Sagem présentait dans un stand unique les solutions de ses trois divisions : Sagem Orga, fournisseur de cartes à puce, Sagem Défense Sécurité, qui fournit des produits pour l’identification et Sagem Monétel, des produits de paiement. Concernant Sagem Monétel, elle présentait une série de solutions de paiement sans contact, parmi lesquelles le terminal de lecture Telium Pass, certifié par Visa et MasterCard pour leurs applications de paiement et compatible avec tous les types de cartes à puce sans contact de la norme ISO 14443 ou avec des téléphones portables avec fonctions NFC.
Concernant Sagem Sécurité, la nouveauté la plus singulière est l’YpsIDe, un “jeton” très évolué pour garantir la sécurité des transactions monétaires sur Internet par carte de crédit : il ressemble à un petit porte-clés, l’interface est une version particulière de port USB. Le jeton contient l’authentification du client de la banque et garantit en même temps que le site auquel on accède est le bon : bref l’authentification se fait à double sens. La machine permettant de personnaliser le jeton est la Datacard IPC 8000, qu’on peut faire suivre par une ligne automatique spéciale pour obtenir, sur une même lettre prête à l’envoi, la carte de crédit associée au jeton. La machine Datacard est en mesure de personnaliser 20 000 cartes à l’heure ; cette machine personnalise l’objet, le place dans l’enveloppe automatiquement et le colle à côté de la carte de crédit. La machine peut être utilisée pour personnaliser des objets de nature différente, comme des cartes SIM, de petits porte-clés ou des cartes du type SD/MMC (secure digital et cartes mémoire). L’YpsID e peut être utilisé sur n’importe quel type d’ordinateur sans installer un logiciel spécifique. Sa technologie exploite les dernières innovations en matière d’authentification : génération de mots de passe univoques (OTP – One time password), et conformité à la norme OATH (Open Authentifiation). Très facile à utiliser, ce produit est en mesure de garantir la même sécurité qu’une carte à puce. L’YpsdIDe complète la famille YpsID qui comprend l’YpsIDs (badge unique pour le contrôle physique et logique des accès) et l’YpsIDu, pour le contrôle logique des accès type clé USB.
Autre nouveauté présentée par Sagem, le lecteur de chèques ELC 930 est facilement intégrable dans des solutions de paiement et caractérisé par un design très élégant.
Cette année, de nombreux nouveaux fournisseurs de solutions de paiement ont participé à Cartes. Par nouveaux, nous entendons nouveaux au salon mais aussi nouveaux sur le marché.
Parmi ceux-ci, citons par exemple le Suisse PayTec, avec la série Primus (www.paytec.ch); le Coréen Demco, disposant d’un site en Italie, avec la série SP7, sans fil (GPRS) ou à connexion Ethernet ou modem (www.demco.co.kr); Thyron Systems, de Grande Bretagne, avec les modèles de la série MPT 500 et la solution exclusivement sans contact CPT, Contactless Payment Terminal, disponible dès 2008 (www.thyron.com).
 
La NFC, dans les starting blocks
On en parle maintenant depuis quelque temps, mais l’impression qui se dégage cette année est que la technologie NFC est réellement prête à faire ses débuts sur le marché. La communication en champ proche (Near field communication) est une technique de connexion sans fil à courte distance qui permet une communication très simple et bidirectionnelle entre des dispositifs électroniques. La base technologique est celle de la RFID HF, norme ISO 14443 (types A et B) et FeliCa (norme dérivée de l’ISO 18092). Dans la pratique, il suffit d’avoir un téléphone portable habilité NFC, ce qui signifie qu’il est équipé non seulement d’une carte SIM mais aussi d’une puce et surtout d’une antenne permettant de transmettre ses propres données, pour que celui-ci se transforme en un objet identifiable en modalité RF HF, exactement comme une carte : à la différence que les données à transmettre ne sont pas les quelques bits d’un transpondeur RFID mais un système parfois relativement complexe comme l’est celui d’un téléphone portable. Grâce à l’antenne NFC, le téléphone peut quant à lui lire le contenu d’un transpondeur NFC. Nous parlons de NFC mais rappelons que nous évoluons toujours au sein de standards consolidés ISO HF. C’est pourquoi les acteurs du sans contact sont entièrement tournés vers la NFC en tant que prochaine frontière applicative dans le monde des consommateurs. Toutes les entreprises que nous citons ci-après font également partie d’une association importante, le NFC Forum (www.nfc-forum.org), qui regroupe aujourd’hui plus de 110 noms et qui peut faire office de référent pour en savoir un peu plus sur cette technologie, sur ses protagonistes et sur les applications possibles.
Par exemple, selon Innovision Research & Technology, une entreprise britannique qui s’occupe de conception et de définition de puces pour des applications RFID et NFC, il y a trois domaines d’application de la technologie NFC: activation de services, communication peer to peer, paiement/billetterie. Dans le premier cas, la lecture NFC provoque (en la débloquant) une série d’opérations successives telles que l’accès à un événement ou le téléchargement d’informations ou d’applications. Dans le second cas, il s’établit une connexion rapprochée entre des dispositifs, comparable au Bluetooth mais encore moins complexe. Enfin la NFC peut être utilisée pour des applications spécifiques de paiement et d’accès aux transports publics, comme s’il s’agissait d’une carte de crédit sans contact ou d’une carte d’abonnement électronique.
A Cartes, nous avons eu l’agréable occasion de faire la connaissance de l’un des « pères » de la NFC, Heikki Huomo, ex-Nokia et aujourd’hui CTO d’Innovision Research & Technology, avec Julia Charnock, marketing manager de la société. Rappelons qu’Innovision est une entreprise qui conçoit des puces : tant celles qui sont utilisées dans des téléphones portables pour les transformer en objets NFC, que celles qui sont insérées dans des transpondeurs RFID ou NFC, comme on voudra bien les appeler. Avec un téléphone portable Nokia, Heikki Huomo m’a illustré la solution peer to peer en prenant une photographie et en la transférant en un instant à un cadre électronique habilité NFC : et voilà, la photo apparaît à l’écran : « La NFC peut être comparée au Bluetooth, mais elle est beaucoup moins complexe ». Cette même solution nous a été illustrée dans le stand de NXP, comme le montrent les photos.
En ce qui concerne un aspect crucial, la présence de téléphones NFC sur le marché, il y en a plus d’un désormais, et l’on pourra choisir son modèle préféré entre, par exemple, Nokia (Nokia 6131 NFC), Sony, Motorola, Nec, Kyocera Wireless (ce dernier en phase pilote avec la collaboration d’Inside Contactless et de sa puce microread): « On peut en trouver partout en Europe maintenant » poursuit Huomo « parce que les plus grands opérateurs les ont déjà proposés sur le marché ». Mais surtout, M. Huomo nous présente le principe fondamental de la NFC, sa raison d’être : « Il s’agit de l’utilisabilité, de la facilité d’utilisation. La NFC réduit les manipulations à l’essentiel : on « touche » le bouton NFC avec le téléphone et un service s’active en quelques opérations » explique Huomo. « Le pas en avant est le même que celui qu’a fait Internet, qui existe déjà depuis une trentaine d’années, mais qui n’est pas né avec l’interface graphique qu’il a maintenant. Avant les browsers graphiques actuels et surtout, les liens qui permettent d’accéder directement aux pages web en un clic de souris, on devait toujours saisir les adresses web en entier, ce qui, surtout au début, était une opération plutôt compliquée, avec vingt, parfois trente caractères, des barres en tout sens et ainsi de suite. C’est l’interface graphique qui a fait le succès d’Internet. Le transpondeur NFC ressemble aussi à un lien Internet, un lien qui ne s’active pas avec une souris mais avec son téléphone portable. Je touche le lien, j’accède aux données ou au logiciel ou au service, ou à n’importe quelle chose associée au transpondeur. C’est ça qui révolutionne les choses : car beaucoup d’applications aujourd’hui disponibles sur les téléphones portables ne sont pas utilisées parce qu’il est trop difficile de saisir une adresse Web dans les pages wap, ou parce qu’on se perd dans des menus compliqués. En revanche, la NFC est facile à utiliser et c’est là son principal atout ».   
Le concept d’utilisabilité a été répété et approfondi sur le stand d’Inside Contactless, où une longue conversation avec Tim Baker, advanced marketing director d’Inside Contactless, et Piero Chiabotti, le référent d’Inside Technologies en Italie, a débouché sur d’intéressantes réflexions sur cette technologie. Par ailleurs, Inside se présentait avec ce slogan : « NFC means easy access to existing applications; NFC easy access enables new applications (NFC signifie accès facile aux applications actuelles ; l’accès facilité par la NFC permet de nouvelles applications). Que signifie alors la NFC pour Inside en termes de perspectives ? « Pour nous, la NFC c’est une chose de la plus grande importance : c’est le futur ! » affirme convaincue Géraldine Miallet, responsable de la communication. Le sens de cette affirmation est illustré par Piero Chiabotti, qui explique ce que signifie « le futur » pour une entreprise qui est née et qui est aujourd’hui, par philosophie, la pionnière de la technologie. « Inside Contactless est une pionnière du sans contact. Les cartes à puce sont nées “à contact” dans l’entreprise française Gemplus. Au sein de Gemplus, un groupe d’ingénieurs a élaboré l’interface sans contact. C’est ainsi qu’est née la carte à puce sans contact. Le chef de file de ce groupe était Jacek Kowalski, qui fonda Inside Contactless en 1995 » explique Chiabotti. « Inside est encore aujourd’hui une des entreprises les plus créatives dans le domaine du silicium ; une grande innovatrice ». Donc, pour une société qui a fait du pionniérisme sa propre mission, il est clair que le « futur » est pratiquement son « core business ».
« Aujourd’hui, Inside – qui rappelons-le se considère « fabless manufacturer», c'est-à-dire qu’elle conçoit des puces et des composants électroniques fabriqués par des entreprises partenaires – est orientée principalement vers le paiement sans contact : elle fournit donc des puces pour cartes de crédit sans contact mais aussi le matériel électronique présent dans les dispositifs de lecture. Ceci vaut également pour les produits NFC ». Le téléphone portable NFC pourra être utilisé comme carte de paiement, car il aura affaire et s’interfacera avec le même logiciel et le même firmware que ceux qui sont utilisés dans les applications de paiement.
«Selon certains analystes de renom, tels qu’ABI Research, d’ici cinq ans, 30% des téléphones portables en circulation seront du type NFC, c'est-à-dire qu’en 2012 pas moins de 41 millions de téléphones portables seront équipés de technologie NFC. Eh oui, ça fait pas mal de téléphones ! » affirme Tim Baker. « C’est une prévision, mais nous voulons qu’elle se réalise et nous faisons tout ce qu’il faut pour cela ». Et de continuer : « Notre vision n’est pas celle d’utiliser le téléphone NFC pour une unique application, transport ou paiement etc. mais celle d’ouvrir le téléphone simultanément à une multitude d’applications. Le téléphone portable, quelles sont ses caractéristiques ? L’écran et le clavier sont toujours trop petits ; quand on doit taper une adresse Internet trop longue ou naviguer dans un menu compliqué, on finit pas n’utiliser aucune des options que le téléphone nous offre. Trop de choses à apprendre, trop d’options complexes sur un seul téléphone qui, en fin de compte, reste trop compliqué à utiliser ».
Et de continuer : « Si nous l’utilisons comme un lecteur, il permet de faire des choses très simples. Je veux prévenir mes parents que je suis rentré à la maison ? Je touche l’étiquette NFC sur la porte et je confirme l’envoi du message. C’est beaucoup plus simple que de taper à la main un numéro ou une adresse Internet, ou de naviguer dans un menu avec une multitude d’options ».
Pour conclure avec les activités d’Inside en matière de NFC, rappelons qu’Inside participe au projet Payez Mobile, récemment lancé à Caen et Strasbourg et qui regroupe deux cents magasins et mille usagers, et donc autant de téléphones portables. Inside a également été récompensée par un prix Sésame pour la plate-forme de paiement sans contact MicroPass, dont la société a vendu près de 35 millions d’unités entre-temps.
Marcel Brand, marketing manager de Legic, cite lui aussi un certain nombre de projets pilotes à technologie NFC. En particulier celui en cours à Caen et à Strasbourg, mais aussi un nouveau projet en cours en Suisse, promu par Swisscom et Selecta (cf. image d’une partie du projet). Mais pourquoi ces projets se développent-ils aussi lentement et de manière aussi sporadique ? « Parce qu’un projet NFC implique beaucoup de sociétés différentes qui doivent travailler ensemble ; chacune d’elles devant mettre en place son propre business model qui doit prévoir des bénéfices pour chacune d’elles. Et c’est pareil pour les prestataires de services » répond-il. « Bref, il faut beaucoup de temps parce que c’est un véritable écosystème tout entier qui doit bouger et s’organiser ». Mais la NFC, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? « C’est pour le futur, mais un futur très très proche. La technologie de base » répète Legic, à l’instar d’Inside « est déjà définie ; ce qui manque à la NFC, à part le téléphone, c’est ce qui est déjà disponible pour les solutions RFID. En plus, il ne s’agit généralement pas d’une technologie coûteuse. D’ailleurs, s’agissant de RFID passive, la lecture NFC fonctionne même quand le téléphone est déchargé !».
 
Paiement sans contact
Vivotech est l’un des plus grands fournisseurs de solutions de paiement sans contact et de NFC (www.vivotech.com). Dans la pratique, Vivotech offre une solution complète de hardware de lecture et de logiciel d’intégration des données. C’est Vivotech qui a signé la célèbre gamme de terminaux de lecture sans contact pour le point de vente appelée ViVOpay, compatible avec tous les standards, EMV, MSD et tous les programmes American Express, Discover, JCB, MasterCard et Visa. De plus, Vivotech fournit également tout le software et l’infrastructure pour les téléphones habilités NFC et l’infrastructure OTA (Over the Air). L’infrastructure se compose de différents éléments, en particulier ViVOnfc Issuer Server (VnIS), ViVOnfc Control Server (VnCS), ViVOwallet – qui est une application pour gérer l’utilisation des téléphones portables en modalité NFC. Pour IDTech aussi, le sans contact est en plein essor, comme l’affirme Roberto Palumbo, International Sales Director de la société.
A ce propos, la société a présenté à Cartes, le terminal Xpress 100, lecteur sans contact de cartes à puce, qui est sur le point de recevoir la certification EMV et lit tous les types de cartes de la norme ISO 14443 A et B. Au rang des nouveautés figurent également le Versakey Compact 230, un clavier à lecteur de carte à bande magnétique très compact, le securePIN, un terminal de paiement pour cartes à bande magnétique et carte à puce, avec saisie du code PIN, de dimensions réduites et déjà certifié PCI (Payment Card Industry).
 
Transports publics sans contact
L'entreprise turque Kentkart (www.kentkart.com.tr) propose une série de systèmes intégrés de contrôle des accès et de paiement pour les transports publics, et de gestion de la circulation et de suivi des véhicules par localisation GPS. Parmi les nouveaux produits, le navigateur KN250 à écran tactile, ordinateur de bord doté de lecteur de carte à puce, cartes magnétiques, cartes sans contact, et le KD250, aux caractéristiques identiques mais doté en plus d’un clavier pour le calcul des tarifs.
C’est de Séoul, en Corée, que proviennent les terminaux de paiement embarqués d’EB (www.ebcard.co.kr) : par exemple l’EBP-100 A pour la lecture de cartes sans contact, la console chauffeur EBT-100 pour le calcul des tarifs et la localisation GPS, l’ECR-300, un calculateur à lecteur de cartes et imprimante intégrée pour l’impression des reçus ; de plus, un petit terminal de paiement compact destiné aux taxis, l’ETP-100A et enfin un totem d’impression automatique de billets et d’accès aux transports publics, dénommé EI-200. ACS, opérateur leader de l’accès sans contact aux transports publics, présentait les produits de la gamme Proxibus : en particulier le terminal de lecture sans contact Proxibus VPE 415-EP, en mesure de gérer non seulement les accès mais aussi les paiements sans contact ; cette nouveauté a été lancée en septembre et ces terminaux, qui fonctionnent selon la norme EMV, peuvent aujourd’hui gérer toutes les transactions sans contact selon les normes bancaires américaines et européennes.
 
RFID, transpondeurs et lecteurs
Cette année, Baltech proposait un nouveau lecteur RFID de bureau, facilement confondable avec un tapis de souris : il s’agit de l’ID-Engine PAD, un lecteur RFID universel, en mesure de lire des cartes de la norme ISO 14443 A/B, ISO 15693, NFC, ainsi que de coder et initialiser les mêmes supports selon les standards utilisés.
ASK, un important producteur de cartes à puce, de ticket à puce et d’étiquettes à puce, présentait les dernières et prestigieuses références de l’entreprise : le projet Velib’, pour lequel elle fournit, entre autres, les cartes d’abonnement. Car à cela s’ajoute, depuis quelques mois, les titres de voyage pour les transports publics de Bruxelles, dans le cadre du système de billetterie appelé MoBIB ; dans ce cas également, elle fournit les billets papier sans contact C.ticket. La carte MoBIB est multi-application et multimodale, elle peut être rechargée et utilisée pour d’autres services que le transport. Mais surtout, ASK a collaboré également à la fourniture des billets d’accès aux Jeux Olympiques de Pékin, à travers ASK Tsinghua TongFang, la joint venture créée en 2005. Cette société a été appelée à fournir pas moins de 12, 2 millions de billets RFID pour l’accès aux Jeux Olympiques. A Turin également, en 2006, les billets d’accès étaient fournis par ASK. La machine pour les imprimer et les coder était exposée sur le stand de Melzer.
Célèbre producteur de tickets et d’étiquettes à puce, X-Ident fait aujourd’hui partie du groupe Schreiner et proposait à Cartes sa célèbre gamme IQ-Paper et ses nombreuses références dans le domaine des accès et de la traçabilité. X-Ident propose également des transpondeurs réutilisables dans la gamme IQ-Tag (les modèles Dura-Tag) et des transpondeurs imperméables spécialement destinés aux supply chains alimentaires, dans la gamme InMould-Tag.
Autre fournisseur de ticket à puce sur papier, l’Allemande Fleishhauer (www.fdas.de), fournis en bobines pour n’importe quelle application de billetterie. L’entreprise a par ailleurs un catalogue RFID complet : cartes à puce, billets RFID de différentes formes au standard ISO, des étiquettes à puce, des étiquettes et transpondeurs pour EAS, des transpondeurs réutilisables et des bracelets.
Cette année, Feig Electronic s’est présentée à Cartes en compagnie de ses principaux distributeurs Européens. La plus grande nouveauté chez Feig est certainement le lecteur de bureau CPR40.30-U, à port USB et norme ISO 14443, qui marque la volonté de Feig Electronic d’être plus présent, avec un produit dédié, dans le domaine de l’identification des personnes, outre celui des objets. Fruit d’une recherche soignée, notamment du point de vue du design, pour mieux satisfaire les attentes des marchés de billetterie et de contrôle des accès, le nouveau lecteur CPR 40.30-U répond également aux spécifications techniques exigées pour les transactions rapides et sécurisées : transfert de données jusqu’à 848 kBit/sec., avec la possibilité d’intégrer deux Security Access Modules (SAM).
 
Impression
Domino Printing Sciences a participé à Cartes 2007 avec plusieurs nouvelles technologies destinées à différents types d’applications : pour l’impression en série de numéros de sécurité, où la vitesse est de mise, et pour l’impression de billets et de cartes avec d’excellents résultats du point de vue graphique. « Nous revenons à Cartes après sept années d’absence parce nous savons que nous disposons de toute une série de nouvelles technologies, prêtes pour le marché » affirme en effet Philip Easton, directeur commercial de la division printing, Ink Jet Business Unit.
« Aujourd’hui, nous avons une technologie jet d’encre à haute résolution et à haute vitesse. C’est pourquoi nous pouvons revenir à l’une de nos applications historiques, celle de l’impression de numéros en série sur cartes en plastiques, selon une technologie très rapide et de haute qualité : nous pouvons affirmer que notre capacité d’impression est aujourd’hui environ dix fois supérieure à une impression thermique. De plus, parmi ses avantages, un résultat d’impression très net, plus noir et efficace par rapport au résultat que l’on peut obtenir avec une technologie laser Yag (Précisons que le laser Yag est un type de technique laser très courant sur le marché qui réalise l’impression par une sorte de brûlure du support plastique) ». Par rapport au laser, l’impression à jet d’encre de Domino est plus noire et plus efficace, comparable pratiquement à une sérigraphie ; elle est aussi plus économique et, en même temps, plus rapide que l’impression thermique. « En gros nous pensons que cette technologie peut vraiment se développer et être utilisée par une bonne part du marché. Par rapport au transfert thermique, qui domine le marché actuellement, cette technologie est beaucoup plus rapide et elle est moins coûteuse et plus efficace que le laser Yag ».
Sur le stand Domino, on pouvait donc voir plusieurs lignes d’impression intégrant la technologie jet d’encre : une ligne d’impression et de personnalisation de cartes de crédit, équipée de dispositifs de vérification et de remplissage, regroupant simultanément la tête d’impression jet d’encre K100 drop on demande et l’imprimante Bitjet+; la ligne de personnalisation, d’emballage et de postage des cartes était fournie par Rena Systems. On pouvait également voir la tête d’impression K200 sur une ligne de personnalisation de cartes de téléphone capable d’imprimer des données variables, des codes PIN et des numéros de série sur des cartes de téléphone.
 
Nouveauté exposée dans le stand d’Axiohm, le CM/RM, dans la version Premium : il s’agit d’un mécanisme d’impression très rapide, presque de l’impression instantanée. Il peut imprimer sur des papiers même relativement épais et est donc adapté à des applications de billets à puce. Le produit, qui est fourni avec une garantie de 1 km d’impression, a été lancé en juillet.
Cartes a été l’occasion de présenter en avant-première la solution qui sera lancée à partir de février 2008, une imprimante “panel mount” pratiquement plug & play, utile pour les applications de contrôle, d’analyse, dans le domaine médical ou pour des tests et des mesures. Elle s’appelle Asteron, fonctionne sous 5 V et imprime sur papier de 58 mm de large.
Enfin Axiohm présentait le MGTA, un nouveau mécanisme d’impression lancé en septembre, dédié aux guichets automatiques, self-services ou imprimantes de point de vente, bref un produit très versatile, applicable à n’importe quel dispositif ou hardware final. Pouvant résister à des applications même très intensives, il est particulièrement indiqué pour l’extérieur, dans des applications de transport public. C’est ce mécanisme qu’ACS a décidé d’utiliser dans son Proxibus PCE 415, un terminal de vente de billets de transport sans contact, à utiliser à bord des transports publics. Le nouveau système d’impression de cartes modulaire d’Isolane (www.isolane.com) pour la personnalisation de n’importe quel type de cartes, sera disponible à partir de janvier 2008. Il s’appelle N-geeN et peut imprimer selon différentes technologies (sublimation, couleurs, transfert thermique monochrome, impression sur toute la carte) à une vitesse de 140 cartes à l’heure en couleurs et 1200 cartes à l’heure en monochromie, selon une résolution de 300 dpi. A Cartes, on a pu voir également la K8, une mini-imprimante d’entrée de gamme pour utilisations légères et stand alone, sans nécessité de connexion à un PC, et le modèle Smart pour l’impression de cartes plastiques et la codification de la puce, même sans contact, et de la bande magnétique.
Impuls ID Distribution était présente avec tous ses produits pour l’impression des cartes et la production de badges personnalisés, ainsi que les accessoires et les logiciels. Dans le stand, étaient exposées les imprimantes Evolis et Fargo, qu’Impuls propose sur le marché français ; de plus, Impuls propose la solution Staff On Time, pour le contrôle des accès par biométrie. Impuls est spécialisée dans le secteur de la traçabilité, non seulement en tant que distributeur d’imprimantes de codes barres et d’étiqueteuses, mais aussi de lecteurs fixes et portables pour la collecte des données, de matériels consommables comme les rubans TTR, les étiquettes, les étiquettes à puce ; l’entreprise fournit également un logiciel de gestion des stocks et de la production. 
Evolis présentait sa dernière imprimante de cartes couleurs d’entrée de gamme, c'est-à-dire pour petits tirages : Tattoo2. L’imprimante s’adresse au segment d’entrée de gamme et donc à de petites structures : des associations sportives et culturelles, des bibliothèques, des organismes administratifs…, pour la production de cartes d’identification, d’association, de fidélité ou d’accès, avec du texte, des images, des logos et des codes barres. Elle pèse 2,4 kilos - tout commentaire du design est superflu – elle dispose d’un alimenteur de 100 cartes et permet de choisir entre alimentation automatique ou manuelle, ou par petits nombres. L’accès pour le changement de ruban est facilité par l’ouverture de la machine qui est également dotée du système exclusif Push & Twist pour un remplacement rapide de la tête d’impression.
Parmi les nouveautés de Zebra, la nouvelle P100i, imprimante de cartes couleurs sur les deux faces, au prix limité et aux prestations élevées. Dotée de nombreuses options, cette imprimante peut imprimer et coder des cartes à puce, des cartes sans contact et des cartes à bande magnétique. Elle est dotée d’une connexion USB et Ethernet pour l’utilisation en réseau ; l’alimenteur peut contenir 100 cartes réparties dans trois logements distincts afin de différencier le contenu de l’impression. L’écran LCD fournit des informations claires sur le fonctionnement et sur l’état de la machine. Les dimensions sont réduites. Le codificateur de cartes à puce est compatible avec les normes EMV pour applications de paiement. Zebra proposait également la P330m, une imprimante monochrome rapide et à prestations élevées. Capable d’imprimer une carte en 5,2 secondes, elle supporte les volumes de travail importants et s’adresse aux applications où de grandes quantités d’impression monochromes sont nécessaires, ou de personnalisation des cartes préimprimées. La P330m permet également de personnaliser les puces et les bandes magnétiques.
 
l’opinion
L’identification des personnes: un marché en pleine croissance
 
Par Alain Lecuivre (*)
 
En quelques années, les besoins d’identification de chacun d’entre nous ont explosé. Si vous n’êtes pas convaincus, ouvrez votre portefeuille, et vous réaliserez que vous avez au minimum 4-5 cartes plastique format ISO, voire nettement plus pour la plupart d’entre nous.
 
(*) Président du groupe européen Eurequat (www.eurequat.fr), présent sur le marché de la carte depuis 1995 et leader sur ce marché. Cette société est le plus important grossiste évoluant en France mais également au travers du groupe, de ses filiales et distributeurs en Allemagne, Espagne, Portugal, Benelux, l’ensemble du Maghreb et tous les pays du continent Africain. En France, l’entreprise a son siège social à Saint Quentin en Yvelines et deux agences à Nantes et à Valence. Eurequat vend uniquement par son réseau de revendeurs et d’intégrateurs les trois marques leaders du marché Datacard, Fargo et Zebra, mais aussi est le premier spécialiste des produits consommables et des portes badge. Eurequat dispose d’une équipe de conseils avant vente et assure également le service après vente.
Vous trouverez l’ensemble de l’offre d’Eurequat sur un catalogue de 75 pages vous pressentant sa gamme de produits carte plastique mais aussi bien sûr les imprimantes et lecteurs code à barre pour étiquettes et terminaux.
 
Pourquoi ?
 
Historiquement, les cartes bancaires ou de retrait se sont rapidement imposées dans nos modes de vie. Puis, les cartes d’identification ont rapidement colonisé notre quotidien : carte de contrôle d’accès pour intégrer nos lieux de travail, carte de restaurant d’entreprise, carte bibliothèque, carte de membre d’associations ou club sportif, culturel, ou encore carte officielle (permis de conduire, carte d’identité, carte grise, carte de séjour)... Plus récemment les cartes de fidélité ont investi le marché : quelle enseigne nationale de la distribution n’a pas sa carte ? Mais au-delà, c’est maintenant au tour des franchises, des associations de commerçants, voire de petits commerces comme les coiffeurs ou les magasins de prêt-à-porter de proposer cette carte plastique à leur clientèle pour mieux la séduire et la retenir.
Enfin, un autre marché c’est énormément développé depuis quelques années : l’identification lors d’événements comme les salons professionnels, séminaires, congrès, manifestations : sportives (golf, tennis, automobile…), politiques, religieuses. Cette identification est devenue impérative pour des raisons de sécurité bien sûr, mais également et surtout d’image et de vecteur idéal de communication. De plus, ces cartes sont souvent dotées d’un support mémoire (piste magnétique, puce contact et de plus en plus sans contact) ce qui permet non seulement une identification de son porteur, mais aussi son authentification grâce aux informations mémorisées sur ce support. Enfin, certaines de ces cartes font office de porte monnaie électronique (Moneo, cartes transport…) et tendent à devenir tout simplement indispensables au consommateur. Ce sont donc des centaines de millions de cartes qui sont émises, circulent, sont remplacées plus ou moins souvent et représentent pour tout professionnel du milieu (imprimeurs, industriels, fabricants de matériels, grossiste/distributeur, revendeur…) une opportunité, tant les besoins des utilisateurs sont immenses.
 
Quels acteurs avec quels produits ?
A la base, la carte est fabriquée par un imprimeur qui associe des planches de PVC pour produire en final une carte blanche laminée format ISO (86 x 54 mm) de différentes épaisseurs. Celle-ci est ensuite imprimée avec un fond (sur l’une et/ou les 2 faces) soit en imprimerie soit par des imprimantes badge, matériels spécialisés de bureau, qui ont en plus la capacité de personnaliser la carte avec le nom du porteur, tout type d’informations (y compris la photo numérisée de l’intéressé), la signature...
Ces imprimantes badges utilisent une technique dite de sublimation des encres, qui en synthèse permet d’imprimer le badge en couleur (jusque 16 millions de couleurs), grâce à un ruban multi panneaux. Une grande variété d’imprimantes (couleur ou monochrome) est proposée par les trois principaux constructeurs du marché : Datacard, Fargo et Zebra.
Les gammes démarrent avec de simples imprimantes mono face, puis des imprimantes recto/verso automatiques, et enfin des modèles équipés d’une station de laminage pour renforcer et sécuriser la carte avec un hologramme : ces trois constructeurs proposent en outre sur ces modèles une multitude d’options d’encodage (piste magnétique, puce contact, sans contact, HID…) ou dispositifs complémentaires permettant d’augmenter la capacité de production. Toutes toutefois, et même en entrée de gamme, vous étonneront par leur excellente qualité d’impression et leur efficacité, puisque l’impression d’une face en couleur ne prendra pas plus que 20 à 30 secondes, quelles que soient les couleurs, le visuel et les informations à imprimer. Si vous recherchez une qualité encore meilleure, vous pourrez alors opter pour une impression en retransfert que ces constructeurs proposent dans leur gamme.
Le marché ne se limite toutefois pas aux imprimantes et aux cartes plastiques puisque chaque carte imprimée consomme du ruban (de multiples combinaisons sont proposées suivant ce qui doit être imprimé sur les cartes) et vous aurez le choix entre des rubans monochrome, couleur, couleur et noir pour le verso, ruban de laminage avec hologramme, standard ou personnalisé...
Egalement, une carte imprimée a besoin d’un porte badge et de différents accessoires tels que des clips pour l’accrocher au vêtement, des colliers ou cordons, personnalisé ou non...
Vous l’avez compris, il y a un marché considérable pour les professionnels du secteur et particulièrement le réseau de distribution. Celui-ci s’articule autour d’un grossiste multimarque en liaison directe avec les fabricants. Avec le support de l’importateur, le réseau est à même de répondre à tous les besoins du marché. Le segment de la carte plastique est devenu un secteur important de l’identification avec de multiples opportunités justifiant des salons spécialisés comme Cartes, qui chaque année à Paris représente un vaste rendez-vous de l’ensemble de la profession.

 

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