Solutions & Applications

Imprimantes d’étiquettes: technologies traditionnelles, usage innovateur

par Luigi Rizzo
A première vue, le monde de l’impression des codes barres semble être dans une impasse. Derrière lui, la technologie d’impression thermique inchangée depuis des années, devant lui l’éventualité d’être “doublé” par les tags RFID. Mais au-delà de cette lecture superficielle, la réalité est bien différente: évolution technologique sur plusieurs fronts, jusqu’à pouvoir considérer l’imprimante comme un véritable ordinateur, et capacité, largement connue et documentée, d’entraîner de réels bénéfices (et avantages économiques) dans n’importe quel environnement professionnel. Grâce notamment à un instrument qui ne cesse de constituer, malgré tout, la pierre angulaire de la reconnaissance automatique: le code barres
01-03-2005
A travers ce reportage spécial, nous souhaitons analyser l’univers de l’impression thermique, selon un double point de vue: celui des dernières évolutions technologiques, qu’une riche sélection de produits vient compléter au cours des pages successives, et celui des principaux domaines d’application où ces produits sont, ou peuvent, être utilisés. Il est clair qu’il s’agit de deux discours étroitement liés: en effet, notre intention est de fournir les éléments qui se révèlent utiles pour un choix optimal; ou, en d’autres termes, d’éclaircir à quoi sert d’utiliser une imprimante aujourd’hui, avec certaines caractéristiques, au sein d’un contexte déterminé. Le tout, à la lumière des dernières innovations du marché et avec l’aide de certaines opinions notables. Au cours des années, la technologie d’impression thermique et à transfert thermique s’est confirmée comme la mieux adaptée à l’impression d’étiquettes et autres supports en tout genre pour le code barres. Le succès de ce type de technologie est dû principalement à sa souplesse, et donc à la possibilité de trouver une solution adaptée à n’importe quel environnement de production, en maintenant toujours sous contrôle le niveau des coûts. Autre technologie mature, celle du code barres, avec des standards consolidés au plan international, des coûts contenus et une vaste diffusion des connaissances. Mais aujourd’hui, cette technologie se confronte à une autre technologie différente, plus “acerbe”, la RFID qui commence à se diffuser dans les entreprises mais qui ne jouit pas du même consensus homogène rencontré par le code barres. Nous essaierons, plus loin, de comprendre pourquoi. Alors que “ce qui imprime” et “comment on l’imprime” sont encore les mêmes dans la plupart des cas, les évolutions technologiques qui caractérisent l’univers de l’impression du code barres sont différentes. Des évolutions qui ne le sont pas en elles-mêmes, mais en tant qu’appliquées à ce type de produits. En effet, les imprimantes ne sont plus considérées comme des périphériques “aveugles”, mais sont de plus en plus élevées au rang de noeuds du système, avec l’assimilation de technologies typiques du monde du traitement informatique. Tout d’abord donc, la connectivité: mais alors qu’au cours des dernières années, les options de connectivité à des réseaux câblés se sont multipliées, aujourd’hui, avec la diffusion croissante des WLAN, les modèles d’imprimantes prévoyant la possibilité de connexion à des réseaux sans fil à l’aide de cartes spécialement prévues à cet effet sont de plus en plus nombreux: un facteur déterminant du développement des modèles portables qui s’ajoute à l’effet entraînant du mobile computing et des nouvelles applications de mobilité. D’autres caractéristiques technologiques complémentaires à la connexion au réseau, câblé ou sans fil, semblent être de plus en plus dominants, comme: l’intelligence croissante des imprimantes – qui, avec des processeurs puissants, une grande capacité mémoire et des logiciels sophistiqués, peut jouer le rôle d’un véritable PC; l’intégrabilité toujours plus complète des imprimantes dans l’ERP de l’entreprise et la contrôlabilité à distance à travers le réseau (Intranet ou Internet). Face à une stagnation de la technologie d’impression, les grands changements concernent donc les capacités globales des imprimantes, qui sont en passe de devenir de véritables ordinateurs. Le marché Voyons d’abord quelle est la situation du marché des imprimantes. Selon une recherche de VDC de l’année dernière intitulée “Global AIDC Industry Business Planning Service 2003”, le chiffre d’affaires du marché mondial des imprimantes de code barres devrait atteindre en 2007 le chiffre de 2,1 milliards de dollars (contre le milliard et demi prévu pour l’année 2003), avec une croissance moyenne annuelle de 8%. Les tendances les plus évidentes sont celles concernant le développement des imprimantes portables, dans le sillon de l’utilisation croissante de terminaux portables et de l’augmentation des applications de mobilité, notamment grâce à la disponibilité croissante d’imprimantes à connectivité sans fil (Wi-Fi ou Bluetooth). En particulier, toujours selon les données de VDC (reportées par Antony Revis, General Manager Data Systems Division d’Extech), le marché des imprimantes est lui aussi en augmentation: d’un chiffre d’affaires de 138, 7 millions de dollars en 2003, il devrait atteindre les deux cents millions de dollar, avec un taux de croissance moyen de 11,3% jusqu’en 2006. La vitalité de ce marché est confirmée, outre les chiffres des analystes, notamment par les voix mêmes des leaders du marché, qui font généralement confiance non seulement au marché des imprimantes tout court, mais au traditionnel contexte technologique auquel elles appartiennent: celui du code barres. "En ce moment, il convient plus que jamais de rester à l’intérieur du marché du code barres" soutient en effet Paul Vogt, directeur de marketing européen de Zebra Technologies. "Il y a encore en lui beaucoup de force et de vitalité…Aujourd’hui nous avons d’énormes possibilités d’expansion avec la technologie actuelle du code barres". L’opinion de Patrick Frimat, Managing Director de Sato Europe est identique: "Dans le monde entier, la tendance reste forte pour l’AIDC avec des demandes significatives de plus d’identification et de traçabilité dans toutes les industries". Pour les imprimantes, donc, la première tendance de croissance est celle du secteur dans lequel elles sont nées, celui de la collecte des données par code barres dans les milieux de production et de logistique, où, selon les opérateurs eux-mêmes, on ressent le besoin d’une plus grande efficacité et optimisation des opérations. Une plus grande efficacité, selon un fil conducteur: celui de la “solution”, qui signifie offrir non seulement des objets qui fonctionnent bien, mais un système complet en mesure de satisfaire efficacement une exigence d’exploitation. "Au niveau des seules imprimantes, les produits ont tendance à devenir plus commodity, surtout aux Etats-Unis ou dans le Sud de l’Europe. Il est important pour nous, en tant que producteurs, d’évoluer dans le sens des solutions, et d’augmenter la valeur de notre offre de produits. Ainsi, il est important pour nous non seulement de commercialiser une imprimante mais aussi de vendre une solution, une solution spécifique pour un marché déterminé" commente enfin Patrick Frimat. Les entreprises que nous avons interpellées ont des avis différents sur les opportunités de croissance dans les différentes régions du monde. Par exemple, la japonaise Sato, détentrice de 85% des parts de marché au Japon, de 70% en Extrême Orient et d’environ 20% en Europe, mais avec des taux plus bas dans certaines régions, voit précisément l’Europe comme l’une des régions de plus fort développement: "Nous nous attendons à une croissance parce que nous avons de nombreuses solutions qui sont adaptées au marché européen, à la différence du passé. Et ceci aura lieu non seulement avec un élargissement du marché en soi, mais aussi avec une augmentation de la part qui nous revient". Pour ce motif, Sato investit lourdement en Europe, avec de nouveaux bureaux à Bruxelles et plus de 40 personnes employées, en Pologne et en Allemagne. Au contraire, selon Eric Delaneau, Responsable Marketing Communication d’Intermec Technologies France, la plus grande croissance attendue est celles des pays asiatiques, “en particulier en raison du développement de la Chine et des pays limitrophes. En ce qui concerne le “vieux continent”, on prévoit tout de même une augmentation ultérieure de l’utilisation de la technologie d’impression thermique ou par transfert thermique, mais proportionnellement inférieure par rapport aux régions émergentes économiquement. Dans la région géographique de notre ressort (Europe, Moyen Orient et Afrique), il est possible d’identifier de régions émergentes, où il n’y a pas les moyens économiques disponibles dérivant de grands investissements comme dans les pays asiatiques, mais qui présentent tout de même de grandes possibilités de croissance, surtout en raison de la concentration de gros groupes étrangers: par exemple la région des Balkans et de l’Europe de l’Est en général, et l’Afrique du Sud”. Le développement au cours des années qui viennent peut être ainsi délimité: “ Les régions émergentes entraîneront le marché des solutions d’impression traditionnelles, tandis qu’il conviendra de surveiller avec attention les possibilités de croissance des marchés historiques avec de nouvelles solutions d’impression, comme les applications mobiles. Les solutions d’impression hautement spécialisée contribueront également à atteindre les objectifs de croissance ". La mobilité Il y a des perspectives de croissance pour les imprimantes de code barres notamment dans un secteur émergent, celui de la mobilité, en convergence/complémentarité avec le marché du mobile computing. Selon Eric Delaneau, tout naît de la nouvelle génération de l’informatique mobile: “La disponibilité d’ordinateurs de poche Pocket PC durcis de plus en plus souples et puissants a rendu possible le développement de nouvelles applications sur le terrain, où il est souvent nécessaire de produire des documents imprimés”. Le protocole de communication sans fil Bluetooth fournit une ultérieure impulsion supplémentaire à cet essor du fait que nous disposons maintenant d’imprimantes portables intégrant cette connexion. Paul Vogt met l’accent sur un facteur déterminant: la diffusion de standard informatiques, par exemple du système Pocket PC: "Pocket PC, que le monde entier semble avoir définitivement adopté, semble avoir donné le coup d’envoi d’une révolution dans le monde…L’utilisation des mobile computers est encore limitée à des applications typiques comme le magasinage ou la production, mais nous prévoyons le vrai “boom” dans un tout autre domaine: lorsque l’informatique mobile deviendra un instrument de travail pour l’ensemble du personnel de l’entreprise, des commerciaux aux préposés aux livraisons". Selon Olivier Di Mascio, Directeur Toshiba Tec France de la Division Identification et Impression, les nouveaux standards de connectivité (en particulier Wi-Fi) sont une des grandes opportunités de croissance du marché des imprimantes de codes barres: "Avec le Wi-Fi, est née une nouvelle occasion d’utilisation des machines sans la présence d’un réseau câblé. La réorganisation des usines se fait de plus en plus souvent et la possibilité d’éviter les câblages est un avantage considérable. Le pourcentage de réseaux Wi-Fi est encore faible. Le marché est en nette évolution et l’introduction des réseaux à 50 Mbits le rendent encore plus attrayant". Il souligne la différence d’utilisation des connexions Bluetooth et Wi-Fi: "Bluetooth représente l’idée même de la mobilité: peu d’objets mais nécessairement tous reliés, et en dehors du réseau de l’entreprise. A l’intérieur, en revanche, des imprimantes de bureau connectées en Wi-Fi". Les opportunités qui se réfèrent à la mobilité (tant dans le sens de nouvelles applications externes à l’entreprise, comme la gestion des contraventions, la billetterie, etc., que dans le sens de la connexion sans fil à l’intérieur de l’entreprise, avec une grande contribution de la codification Wi-Fi) ne sont que deux des immenses opportunités qui s’offrent aujourd’hui au marché des imprimantes, selon Olivier Di Mascio : parmi les grands mouvements du marché, citons la présence de plus en plus capillaire des imprimantes dans les environnements professionnels, avec donc leur transformation en produits commodity, et les nouvelles exigences de traçabilité des produits qui ont déterminé une augmentation consistante de groupes d’imprimantes en fin de ligne. Pour Patrick Frimat également, la mobilité est une des tendances plus marquée du marché des imprimantes, mais pour une question substantiellement économique: "Le marché de la mobilité est en croissance, avec la réduction des coûts des dispositifs, et la croissance de l’utilisation des PDA. Dans le passé, les applications portables étaient limitées parce que les dispositifs portables qui interagissaient avec les imprimantes (et avec les imprimantes portables en particulier) étaient onéreux. Les terminaux de collecte des données sont aujourd’hui beaucoup plus économiques, ce qui ouvre beaucoup plus d’applications pour les imprimantes portables, qui sont à leur tour devenues plus économiques. Ensuite, il n’y a pas seulement des applications “portables” mais aussi des “mobiles”, comme les chariots élévateurs par exemple". En effet, parler de “mobilité” fait certainement penser à des applications particulièrement complexes ou émergentes, comme l’automation de la force de vente, des techniciens de maintenance ou des forces de l’ordre, en complément de terminaux portables aux caractéristiques éclatantes. Mais il y a d’énormes possibilités d’augmentation de l’efficacité simplement en considérant la mobilité de l’impression au sein de l’entreprise, comme le suggère Frimat. La possibilité de positionner librement une imprimante ou de doter chacun des opérateurs d’une imprimante portable peut littéralement transformer le lieu de travail. Cependant, la convergence avec le secteur de l’informatique mobile et la diminution des coûts doit être, selon Antony Revis, réévaluée en pour et contre. "Les applications qui ont davantage fourni une impulsion à la croissance du secteur de l’impression mobile sont évidemment celles liées à l’informatique mobile, en particulier la tentative de vente de produits de consommation et de boissons. A la base de ce phénomène se trouve également la diminution du coût du matériel de l’informatique mobile, et pour lequel une baisse ultérieure est prévue, jusqu’à moins de mille dollars dans les trois ans. Ceci se traduit cependant pour nous par un défi: il va être en effet difficile de faire comprendre comment une imprimante portable peut coûter aussi cher qu’un ordinateur portable et donc, les producteurs d’imprimantes portables subiront probablement une forte pression sur les prix". La RFID La RFID dans le domaine de l’impression thermique a une déclinaison bien précise, celle des “smart label”, c’est-à-dire des étiquettes adhésives réalisées en plusieurs couches qui contiennent à l’intérieur l’antenne et la puce. Du point de vue de la création du support d’impression, le marché des smart label est étranger à celui des fournisseurs d’imprimantes car la création du support suppose l’impression de l’antenne, la position de la puce et la création du layer, qui sont du ressort d’autres fournisseurs. Normalement, les producteurs d’imprimantes qui offrent également les supports d’impression se limitent à l’assemblage final. Au contraire, le marché de la codification des smart label coïncide avec celui de l’impression du code barres, du moment que la plupart des producteurs d’imprimantes a mis au point de nouveaux modèles, qui permettent simultanément d’imprimer le code barres sur papier thermique et de codifier le tag RFID. Maintenant, les smart labels sont sans aucun doute un produit coûteux mais technologiquement mûr et utilisé dans des applications variées, pour lesquelles le rapport coûts/bénéfices joue en leur faveur. Mais alors, qu’est-ce qui a “provoqué la panique” à propos de la RFID, et en particulier de cette version? Selon nous, deux facteurs: le premier, l’initiative de l’Auto-ID Center aujourd’hui EPCglobal, qui a lancé dans le monde l’idée que l’on peut utiliser des puces bon marché pour l’automation de la supply chain étendue; le deuxième, l’initiative de Wal-Mart, qui a imposé à tous ses fournisseurs d’appliquer des smart label à la norme EPC sur les palettes et les cartons. On a ensuite supposé, ou craint, que les tag RFID étaient destinés à remplacer à court terme le code barres dans l’ensemble des processus de la supply chain, y compris la reconnaissance des différents articles. Il s’agit évidemment d’une conclusion erronée, mais de fait quelque chose a changé dans le monde. Et l’implication de grandes entreprises (de la production, de l’informatique, de la distribution) dans le projet EPC est une preuve ultérieure de ce phénomène. En affirmant donc ci-dessus que la RFID ne suscite pas un consensus homogène, nous entendons dire que certaines réaction du marchés sont très différentes les unes des autres, et vont de l’enthousiasme à la perplexité, en passant par le comportement intermédiaire de l’approche prudente. Abordons ce sujet uniquement en relation avec celui des imprimantes: que représente la RFID pour le secteur de l’impression thermique? Une opportunité ou une menace, ou aucune des deux, parce qu’encore trop éloignée? "La RFID est une technologie très importante pour toutes les entreprises de l’identification automatique parce ce qu’elle est la technologie d’identification du futur” affirme simplement Eric Delaneau. “L’introduction de la technologie RFID sera inévitable, et en même temps elle nécessitera encore beaucoup d’investissements et de temps pour un développement correct”. Le sujet des standards reste cependant prioritaire: “La technologie RFID est déjà utilisée dans de nombreuses applications, en raison de sa grande souplesse d’utilisation, en pouvant lire et mettre à jour le contenu du tag. Toutes les applications RFID actuelles sont déployées pour des utilisations internes ou propriétaires, telles que l’application ‘‘Navigo’’ de la RATP ou celle de L’AIR LIQUIDE pour la traçabilité et la gestion des ses bouteilles de gaz. Parce qu’elles ne sont disciplinées par aucun standard. Seule l’introduction de standards officiels et reconnus au plan mondial pourra donner l’impulsion que ce marché attend, avant tout pour les applications liées à la logistique, pour être ensuite utilisée pour l’identification des différents articles dans le secteur de la vente au détail”. En ce qui concerne la standardisation, Intermec est concrètement engagée sur plusieurs fronts: tout d’abord, elle fait partie d’EPCglobal; d’ailleurs, un représentant d’Intermec est également vice-président du groupe de développement des tags UHF de deuxième génération; enfin, elle dispose déjà d’une vaste gamme de produits qui seront officiellement présentés dès que la définition du standard EPC permettra de conclure le développement du firmware. Les opinions des leaders du marché, Sato et Zebra, sont, dirons nous, probablement plus granitiques en raison de leur stature multinationale et donc pour leur implication directe dans les contextes où les smart label sont demandées et utilisées dans de grandes quantités. Selon Paul Vogt, l’initiative de Wal-Mart est le deuxième facteur déterminant de l’évolution du marché des imprimantes (le premier étant l’élargissement à de nouveaux marchés comme celui de la mobilité). Pour une raison bien précise: "Wal-Mart a eu le mérite de définir des standards et de créer un marché énorme en un temps incroyablement court. En d’autres termes, bien qu’ayant atteint une maturité technologique indubitable, la RIFD n’a été utilisée jusqu’aujourd’hui que dans des applications locales et de portée limitée. Puis, à l’improviste, Wal-Mart a donné le coup d’envoi d’une nouvelle révolution sur le marché de la supply chain. Ce que nous prévoyons, c’est qu’en l’espace de trois ou quatre ans, la RFID sera le standard d’identification des palettes de la supply chain du secteur retail". C’est bien de l’initiative de Wal-Mart (même si, selon Olivier Di Mascio, les dates du projet sont encore plutôt floues) que naît l’engagement de Zebra dans le domaine de la RFID. Mais pourquoi? Les tags RFID, réutilisables par nature, devraient plutôt représenter un danger pour les producteurs d’imprimantes, habitués à des supports d’impression qui ne sont pas réutilisables. En revanche, selon Vogt, la RFID constitue une remarquable opportunité de croissance et de développement du marché des imprimantes: "Il y aura des bénéfices pour tous les fournisseurs d’imprimantes. Non seulement pour le remplacement des anciens modèles, qui ne peuvent être mis à jour pour la codification de la RFID. …D’une part, les entreprises de fourniture sont fort justement à la recherche de solutions réutilisables, tandis que de l’autre, Wal-Mart a exigé que le code barres correspondant soit présent sur les smart label à code EPC, et que l’impression et la codification aient lieu en un passage unique: ainsi la smart label ne concerne qu’une seule et même fourniture. Wal-Mart n’opte pas pour le moment pour des tag réutilisables". Les producteurs d’imprimantes peuvent dormir tranquilles: le plus grand consommateur de smart labels du monde dans un contexte de supply chain impose l’utilisation de supports jetables et donc d’étiquettes qui doivent être forcément imprimées par une imprimante/codificatrice de code barres/tag. Mais à tout argument favorable, son argument contraire: "Pour ce que nous savons, les fournisseurs n’ont pas la moindre intention de supporter les coûts de ce projet” affirme en effet Olivier Di Mascio, citant la fameuse polémique entre Wal-Mart et les entreprises fournisseurs". Patrick Frimat est plus sûr qui voit maintenant la réelle introduction des smart label sur le marché, pour une raison très simple: "Les bénéfices économiques des grands retailers et des sociétés de logistique sont nettement supérieurs aux coûts de mise en place", si l’on considère les applications de contrôle inventaire et donc surtout de gestion de la supply chain. L’engagement de Sato est lui aussi total: " Sur tous les fronts, avec des solutions pour toutes les imprimantes, pour toutes les fréquences et tous les marchés". "L’impact de la RFID" selon Patrick Frimat "est un facteur déterminant pour le développement du marché des imprimantes, avec un nombre croissant d’applications et de demandes, notamment en dehors des Etats-Unis et de l’Europe du nord. L’impact touchera tous les secteurs de production et de logistique". Mais si les producteurs d’imprimantes sont en sécurité, peut-on en dire autant du code barres? très certainement. Parce que comme nous l’avons vu, personne, pas même ceux qui préconisent une utilisation massive des tags dans les applications qui peuvent en tirer les plus gros bénéfices, envisage un futur proche où il serait plus possible de reconnaître les confections à travers la lecture d’un code barres ou la présence en clair des informations compréhensibles à oeil nu. "Le code barres est intouchable!" affirme en effet Patrick Frimat. "Il pourrait être remplacé à long terme, mais la présence d’informations lisibles par l’homme sera toujours nécessaire et donc les imprimantes persisteront. Je le répète, la puce ne remplacera pas le code barres à court terme, mais elle pourrait le faire à longue échéance. “Elle pourrait”: parce qu’il y aura toujours la nécessité d’informations variables en fin de chaîne, tant en codes barres qu’en clair". Un avis partagé par Vogt: "La seule éventualité négative pour nous serait l’utilisation de tags séparés des étiquettes, parce que celles-ci pourraient de fait devenir superflues. Mais par chance, la RFID n’entend pas encore “tuer” l’étiquette, parce que nous aurons toujours besoin d’une identification visuelle, et donc le scanner de code barres ne fera jamais défaut". Même point de vue pour Eric Delaneau: “Le code barres continuera d’exister encore longtemps. Du moment que l’on produit une étiquette avec tag RFID, l’ajout d’un code barres ne coûte rien dans la pratique et peut être utilisé au cas où le processus d’identification poserait problème. En tout état de cause, le code barres sera l’unique instrument en mesure de garantir la migration vers le nouveau système. N’oublions pas qu’à ce jour le code barres est le système d’identification le plus diffusé, et la disponibilité d’instruments technologiques pour son utilisation est très élevée, à des coûts très abordables". Même Olivier Di Mascio ne craint pas cette “concurrence”, et dans tous les cas, il ne voit pas l’avènement de la RFID comme un concurrent: "Nous, nous considérons la RFID comme une nouvelle opportunité, mais encore plutôt lointaine. Elle pourrait être un nouveau marché, à conditions que les prix baissent. Quoi qu’il en soit, la présence d’informations lisibles à l’oeil nu est et sera toujours nécessaire. L’étiquette de code barres pourrait même disparaître demain, mais pas l’impression des étiquettes". Et de comparer le code barres avec d’autres technologies consolidées, mais non pour autant obsolètes: "Penser à la mort du code barres aujourd’hui est une erreur: il y a des technologies qui continuent d’évoluer et qui deviennent donc plus économiques, en abaissant donc toujours le niveau de convenance économique". Mais il y a une autre raison pour laquelle une société profondément enracinée comme Toshiba Tec met des limites aux attentes (et aux peurs) à propos de la RFID: la fidélité à son marché existant, fait de clients actifs, auxquels elle juge préférable d’offrir toujours des certitudes et des faits concrets plutôt que des risques: ceux inévitablement liés à l’introduction d’une nouveauté. Parce que Tec commence elle aussi à soutenir la RFID, il faut que celle-ci passe enfin d’un état de niche technologique à celui de véritable marché. La distribution Produits commodity, produits standard, faciles à installer et à intégrer dans n’importe quel environnement professionnel, les imprimantes thermiques se sont avérées particulièrement adaptées à la modalité distributive “pure” qui est en train de prendre également pied dans le marché AIDC: celle qui distingue pratiquement trois sujets différents, le producteur, le distributeur (box mover) et le fournisseur de solutions à valeur ajoutée. En règle générale, les distributeurs purs soutiennent pouvoir offrir aux producteurs non seulement une meilleure gestion de leur logistique, mais surtout la capacité de s’adresser à un nombre beaucoup plus élevé de revendeurs à valeur ajoutée, et donc celle d’agrandir le marché des produits de collecte des données. Certains grands producteurs, d’abord aux Etats-Unis et maintenant en Europe, ont clairement pris position en faveur de ce modèle, d’autres en revanche ne semblent pas souhaiter changer de cap pour le moment. Parmi les premiers, Zebra, qui semblent ne pas avoir de problèmes en ce moment pour concilier le soutien offert aux nouveaux acteurs de la distribution pure et celui des traditionnels partenaires de canal. "Malgré l’arrivée de ces nouveaux acteurs, nos partenaires traditionnels en Italie, comme en France et en Espagne, continuent de s’accroître! C’est le marché qui s’accroît, ce sont les utilisateurs finaux qui augmentent. Et nous, nous fournissons encore aux partenaires locaux la plus grande part de nos produits. Mais nous nous attendons à ce que ces nouveaux acteurs (les distributeurs purs) puissent nous offrir en plus non seulement une logistique plus efficace et un meilleur magasinage, mais aussi de véritables parts de marché". Un même support est offert par Intermec qui synthétise ainsi la capacité des distributeurs d’influer sur le marché des imprimantes et, plus généralement, sur celui des produits d’identification automatique: “L’arrivée des distributeurs purs dans le processus de commercialisation de ce type de produits est un processus inévitable, en particulier pour les dispositifs d’entry level” affirme Eric Delaneau. “Les produits d’acquisition de données sont de plus en plus souvent considérés comme des dispositifs IT ordinaires et l’évolution des prix ainsi que l’érosion continue des marges a en effet rendu nécessaire l’application des mêmes modèles de vente. Intermec suit cette voie de manière structurée depuis plus d’un an et considère qu’elle est destinée à avoir une importance croissante aux cours des années qui viennent”. Pour l’heure, Sato n’entend pas modifier sa structure, mais élargir plutôt son canal en recherchant de nouveaux partenaires, notamment dans des secteurs différents des secteurs traditionnels: "Nous continuerons à soutenir nos partenaires traditionnels. Mais dans le même temps, nous accroissons significativement nos efforts de marketing afin d’améliorer la reconnaissance générale de la marque. Nous explorons également de nouveaux marchés où Sato n’a jamais été présent, notre couverture sera optimisée sur chaque marché, dans chaque pays". Et de conclure: "Dans l’objectif d’atteindre plus de domaines d’application, nous élargissons notre canal. Notre canal traditionnel a été excellent pour la production primaire, en tout cas dans le marché industriel; ce ne sont pas des entreprises très intéressées au secteur de la santé, du retail ou de la logistique. L’important c’est que de cette manière, aucun conflit ne se vérifiera". Autre opinion distante des opportunités offertes par la distribution pure, celle d’Extech, mais pour une raison essentiellement liée à la typologie de production: "Les imprimantes mobiles ne sont pas un produit à vendre en volumes, mais sous forme de projets: en réalité, le client qui achète une imprimante mobile achète un système, constitué presque à coup sûr d’un ordinateur mobile, d’un logiciel ad hoc et d’une imprimante, et la certitude que tout fonctionne parfaitement, même s’il s’agit d’applications externes, de terrain, dont le fonctionnement correct doit être garanti par le fournisseur" affirme Antony Revis. Et pour Extech, le canal optimal est celui des revendeurs d’informatique mobile, parce qu’il est constitué de personnes qui comprennent bien ces technologies et qui peuvent créer une culture même là où elle n’existe pas encore. A ce propos, Extech prévoit une ultérieure croissance de ses activités en Europe, grâce notamment à une collaboration forte et consolidée avec des partenaires comme Paresa en Espagne, Nordelettronica en Italie et l’Anglais Maxa Technologies, qui dispose d’une couverture distributive dans toute l’Europe.
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Intelligence et connectivité Quand pouvons-nous dire qu’une imprimante est “intelligente”? Lorsque celle-ci présente des caractéristiques technologiques d’acquisition et de traitement des données, telles à rendre superflue sa connexion avec un PC: il s’agit donc d’une capacité de calcul (processeur), de mémoire, de cartes de connexion LAN et WLAN, de logiciel à différents niveaux pour la génération d’étiquettes, pour l’acquisition de données provenant de périphériques en aval (lecteurs, balances, etc.), pour l’intégration dans le système informatique central en amont (ERP). La gamme des imprimantes disponibles sur le marché est si vaste, notamment avec les caractéristiques qui, à bien regarder, ne concernent pas l’impression en soi mais l’utilisation des imprimantes au sein d’un système complexe. "Aujourd’hui, l’acheteur potentiel d’une imprimante d’étiquettes se trouve face à un nombre déconcertant de choix et d’options. Alors que cette diversité peut sembler embarrassante au départ, elle est au contraire un avantage énorme car si le processus de sélection est fait avec la prudence qui convient, l’acheteur disposera d’un instrument d’impression extrêmement sophistiqué qui, non seulement imprimera parfaitement les étiquettes à codes barres, mais offrira, pour le même prix, toute une série de “business benefits”" commente Thierry Vasseur, Country Manager France de Zebra. Donc, si le marché des imprimantes se voit imposer des produits standardisés, cela ne signifie pas qu’il s’agit de produits équivalents. “Le client qui exploiterait à fond les caractéristiques de nos nouvelles imprimantes PM4i, PX4i et PX6i, avec une intelligence installée pratiquement équivalente à celle d’un PC, pouvant de fait fonctionner parfaitement toutes seules, avec des setup dynamiques et autres caractéristiques, entièrement intégrées, peut se passer d’un ordinateur personnel dans son entreprise” confirme Michel Matlega, Country Manager France d’Intermec, au cours d’une récente rencontre avec DATACollection. “Ces imprimantes ne valent que quelques centaines d’euros de plus par rapport à n’importe quel modèle privé de ces caractéristiques”. Aujourd’hui, les capacités de calcul des imprimantes vont de pair avec les autres caractéristiques technologiques, concernant leur installation au sein d’un environnement complexe. En effet, l’imprimante intelligente a toutes les caractéristiques nécessaires pour dialoguer avec le système dont elle fait partie, et pour ce faire, elle est dotée de logiciels sophistiqués, produits par les constructeurs de l’imprimante mêmes ou par des fournisseurs spécialisés, qui sont substantiellement des modules appartenant à un système complet pour la conception des étiquettes et pour la programmation de l’imprimante via le système host. Voyons par exemple le nouveau logiciel Label Gallery, de Sato: en ce qui concerne l’intégration et la connectivité avec ERP, il gère la connexion série avec d’autres dispositifs comme des balances et des scanners; il permet la communication et l’impression par Internet via POP3 et TCP/IP, et il effectue l’exportation du layout d’impression vers SAP R/3, en rendant disponible le layout de l’étiquette pour d’autres logiciels. Autre nouveauté en fait de connectivité avec les systèmes de l’entreprise, la nouvelle série d’imprimantes Zebra XiIIIPlus habilitée XML, qui ont été conçues précisément dans une optique d’échange ouvert des données, et naissent d’un accord ad hoc signé entre Zebra et Oracle. Grâce à cette caractéristique, les imprimantes Zebra habilitées XML peuvent imprimer directement à partir des applications Warehouse Management System (WMS) et Mobile Supply Chain Applications (MSCA) d’Oracle. Les imprimantes peuvent également être intégrées dans de nombreux systèmes d’entreprise avec des personnalisations limitées. Les imprimantes Zebra habilitées XML sont les seules solutions d’impression certifiées WMS/MSCA Oracle actuellement sur le marché. "Le XML est rapidement devenu le standard des transactions business to business et application-to-application et est de plus en plus utilisé dans les systèmes Edi, ERP et de production" commente à ce sujet Rod Rodericks, directeur général de Zebra UK. "Et ce sont ces applications qui accroissent l’exigence d’une interface simple et efficace pour les imprimantes on-demand. En utilisant des imprimantes Zebra habilitées XML dans les applications pour processus de business, les entreprises peuvent éliminer ou réduire les coûts de middleware, des licences, du serveur d’impression, d’administration et de programmation. Le XML devenant rapidement le standard des logiciels d’entreprise, il était naturel pour Zebra d’habiliter nos imprimantes à hautes prestations à l’XML". Le logiciel En ce qui concerne les logiciels dont les imprimantes de codes barres sont dotées, il s’agit, comme nous l’avons dit plus haut, de produits complexes et modulaires, qui gèrent non seulement la conception de l’étiquette (et la codification du tag RFID), mais aussi l’échange d’informations de et vers l’imprimante. Parmi les produits que nous pouvons citer en exemple, il y a LabelShop, d’Intermec, disponible en plusieurs versions, de la plus simple à la plus sophistiquée, et avec différentes extensions (comme ERPLabel, qui permet l’intégration de l’imprimante en environnement SAP R/3 ou Baan); Label Gallery de Sato, dont nous avons déjà vu les modules d’intégration, mais qui est doté de plusieurs fonctionnalités supplémentaires; BarTender, de Seagull Scientific et CodeSoft de Teklynx, ces derniers étant des producteurs spécialisés de logiciels d’impression et de créations d’étiquettes. Tout discours relatif au logiciel de conception, quelle que soit sa déclinaison, ne peut pas contourner celui du langage de programmation qui permet, dans la pratique, de communiquer du PC (ou de n’importe que point de contrôle du système host) à l’imprimante pour lui envoyer des commandes d’impression sous la forme de chaînes de caractères. A ce propos, Intermec a doté ses imprimantes Fingerprint d’un langage de programmation basé sur Basic qui en conserve les caractéristiques substantielles en le complétant avec des commandes spécifiques d’impression de chaînes de caractères et de codes barres. Zebra propose en revanche deux produits: Zebra Programming Language (ZPL II®), langage de commande et de contrôle de l’imprimante, et Zebra BASIC Interpreter (ZBI), autre langage de contrôle qui permet de personnaliser et d’optimiser au maximum son utilisation. Parmi les nombreuses fonctions de ZBI, citons l’interfaçabilité directe avec n’importe quel périphérique, comme un scanner de codes barres, une balance ou un clavier; l’acquisition des données même dans des formats ou des langages différents, et enfin, la compatibilité au réseau Internet via TCP/IP et à la messagerie e-mail. Cette dernière fonction nous amène enfin à aborder un dernier aspect, aujourd’hui largement consolidé et qui s’intègre dans toutes les fonctions avancées que nous avons décrites jusqu’ici. Il s’agit de la gestion de l’imprimante à distance via Internet. Même si certaines opinions divergent à ce sujet (En effet, Olivier Di Mascio soutient que dans la pratique, cette caractéristique n’est pas très utilisée, de même que la connexion USB, demandée par tous et peu réellement utilisée), une bonne partie des imprimantes disponibles aujourd’hui sur le marché est dotée de pages Web intégrées, grâces auxquelles l’utilisateur peut se mettre en contact avec les imprimantes où qu’elles soient, à l’aide de n’importe quel browser Web. Une fois le contact établi avec l’imprimante via Internet, les fonctions les plus disparates sont possibles: le contrôle de l’état de l’imprimante, la modification de la configuration, l’affichage des objets en mémoire, le démarrage de l’impression ou l’annulation de cette dernière. En outre avec Internet, l’imprimante peut elle aussi envoyer des messages d’alerte aux opérateurs, via e-mail par exemple. ERP L’intégration des imprimantes de codes barres dans les systèmes ERP peut avoir lieu substantiellement selon deux modalités. En effet, le module d’intégration réside soit dans l’imprimante, soit dans l’ERP. En effet, d’un côté les logiciels de conception des étiquettes, dans leurs versions les plus complexes contiennent, comme nous l’avons vu jusqu’ici, des modules spécifiques pour l’échange des données avec le système de l’entreprise. Mais ces mêmes systèmes ERP commencent à être dotés de modules spécifiques pour l’envoi de commandes aux imprimantes de codes barres, de la même manière que les imprimantes laser, pour la production de documents de n’importe quel type: l’imprimante laser produit le document, l’imprimante de codes barres l’étiquette à code barres. Le rôle, aujourd’hui, peut être pratiquement équivalent: "Les logiciels structurés pour une imprimante de codes barres augmentent, alors qu’auparavant l’impression d’étiquettes était peu repondu" affirme René Gonzalez, de Toshiba Tec France. "Même les ERP ont fini par devenir un moyen d’obtenir des étiquettes, et non plus uniquement des traditionnels rapports papier. Les points où des imprimantes de codes barres sont installées sont en augmentation en utilisant à leur égard le même critère que les imprimantes laser. En effet, les imprimantes de codes barres sont aujourd’hui des produits commodity". Un exemple très clair de ce rapprochement des systèmes ERP du monde de l’impression des codes barres est celui du partenariat entre Sap et Zebra, qui a pour objectif substantiel de partager réciproquement les technologies respectives. En effet, Sap AG a la licence des librairies des imprimantes Zebra qui sont de cette manière fournies intégrées dans le kernel de SAP. De fait les imprimantes Zebra sont vues directement et donc utilisables tant par SapScript que par SmartForms. Le produit SmartForms de Sap peut, en effet, afficher le code barres pour les fonctions suivantes: aperçu avant impression, formats post script PCL et Adobe Pdf, pilote de Windows. Du moment que le core du firmware Zebra est intégré dans le kernel de Sap, on peut dire que Sap a développé son premier véritable pilote d’imprimante de codes barres.
Imprimantes: quelques solutions des fournisseurs principaux
Checkpoint Meto La MR4208 de Checkpoint Systems est une nouvelle imprimante stand-alone capable de créer, mémoriser et imprimer des étiquettes sans l’assistance d’un ordinateur Thermique et à transfert thermique, la MR4208 a une tête d’impression de 4 pouces, une mémoire de 256Ko et peut mémoriser jusqu’à 200 types de lay-out et des milliers d’étiquettes avec leurs données variables. Facile à utiliser, elle a une vitesse d’impression de près de 200 mm/sec. et un écran qui facilite la programmation même pour des opérateurs non experts. De dimensions réduites, elle constitue la solution idéale pour les environnements où l’on ne souhaite pas installer d’ordinateur, même si celle-ci peut bien entendu, être utilisée en connexion à un PC. Outre les avantages traditionnels de la série MI de Checkpoint, la Meto MI4 a été conçue pour satisfaire toute les exigences des utilisateurs potentiels d’étiquettes intelligentes RFID à 13,56 MHz. Idéale pour les secteurs comme la logistique, les transports et la gestion de magasin, la MI4, selon le modèle, a une vitesse d’impression comprise entre 150 et 300 mm/sec., avec une résolution allant de 200 à 600 dpi, une mémoire Flash de 2 Mo et une mémoire SDRAM de 15 Mo. Grâce à son robuste châssis en aluminium imprimé à injection et à sa structure extérieure en métal, la Meto MI4 peut être utilisée dans les environnements industriels les plus hostiles sans aucun préjudice pour sa fonctionnalité dans le temps. Custom Engineering Imprimante thermique à haute vitesse (jusqu’à 220 mm/sec), silencieuse et à hautes prestations, la Kube de Custom Engineering a des dimensions réduites et un design captivant (plusieurs coloris disponibles) qui la rendent facilement positionnable, verticalement ou horizontalement, à l’intérieur de points de vente où l’économie de place est une priorité. L’imprimante est fournie avec les pilotes (Windows et Linux) et des fonctions pour la création et la mise à jour des logos et des caractères. Elle est dotée d’une interface série RS232, USB et parallèle. En outre, la toute nouvelle Kube ETH avec interface Ethernet est dotée d’un serveur d’impression interne qui permet, à travers une simple interface Web, de connaître l’état de l’imprimante, de configurer les paramètres de fonctionnement et les réglages de réseau. Il est également possible de configurer le service d’envoi d’e-mails pour simplifier les opérations de diagnostic et de maintenance. S’print est une autre ligne d’imprimantes thermiques conçue et produite par Custom Engineering, qui comprend des modèles portables à batterie rechargeables longue durée et des versions de bureau alimentées par adaptateur externe. La version avec batterie, disponible également pour l’impression sur étiquettes et dotée d’une interface IrDA/RS232, est également proposée en version Bluetooth pour permettre l’utilisation de la s’print en combinaison avec des PDA (PalmOS et PocketPC), des téléphones portables et des ordinateurs portables pour imprimer, entre autres, des informations comme le répertoire et l’agenda ou les SMS reçus. Datamax Datamax "RFID READY", distribuée en Italie par Print Media, est une imprimante en mesure de satisfaire les exigences d’étiquetage en exploitant les potentialités RFID liées à l’utilisation des étiquettes intelligentes. Cette imprimante innovante est donc la solution idéale pour les utilisateurs finaux qui souhaitent incorporer la technologie RFID dans les processus de collecte des données, tout en résolvant les problématiques actuelles liées à la codification des barres et à l’impression d’étiquettes. Cette imprimante présente une bonne partie des caractéristiques du modèle I-CLASS, avec notamment l’ajout d’un module RFID installable chez le client directement par Datamax. L’imprimante I-4210 RFID a une vitesse d’impression atteignant 253 mm/sec. à une résolution de 203 dpi; la largeur maximum d’impression est de 104 mm, tandis que la largeur du support peut varier de 25 à 108 mm. Elle dispose d’interfaces série RS232 et parallèle, avec une mémoire interne de 2 Mo Flash et 16 Mo de SDRAM. Plusieurs accessoires sont disponibles: connexion Ethernet DMXNet, interfaces USB, Twinax et Coax, firmware ILPC-CG Times, enrouleur interne et carte I/O. L’imprimante I-CLASS RFID est actuellement conforme au standard ISO 15693 (13.56 mégahertz) et disposera bientôt de l’option UHD pour l’EPC et/ou conforme à la norme ISO. Evolis Evolis est une entreprise dont la production s’adresse au marché des imprimantes de cartes. Outre la célèbre NewPebble, Dualys, est par exemple la solution idéale pour imprimer sur les deux côtés d’une carte en plastique. Fiable, et d’un prix très compétitif, la Dualys a une vitesse d’impression de 140 cartes/heure, toujours avec une excellente qualité: la technique d’impression par sublimation ou transfert thermique lui permet d’imprimer à haute résolution des textes, des photos, des images, des marques et des codes barres. L’imprimante Quantum en revanche est l’idéal pour la production et la personnalisation de grands volumes de badges. Dotée d’un chargeur d’une capacité de 1000 cartes, d’une trémie et d’un ruban carbone coloré, la Quantum est une imprimante en mesure d’augmenter l’autonomie d’impression jusqu’à 5000 cartes/rouleau en cas d’utilisation du seul ruban carbone noir. Avec le modèle monochromatique Tattoo, il est possible d’imprimer non seulement sur des cartes en plastique mais aussi sur celles en papier. Cette nouvelle caractéristique rend la Tatto Evolis encore plus économique et versatile, précisément parce que l’impression directe sur papier constitue une intéressante alternative aux supports en plastique pour les applications prévoyant une utilisation brève de la carte et de fait un faible coût de production. Tatto est donc la solution idéale et la plus rentable pour des applications comme la gestion des accès temporaires, des cartes de visite, des cartes de fidélité et de jeu, des cartes téléphoniques et bien d’autres encore. Extech La Extech S3750THS est une imprimante thermique portable fonctionnant avec une batterie. Hybride des imprimantes S2500THS et S3500T, la S3750THS a été conçue pour étendre ultérieurement la gamme d’imprimantes portables d’Extech, avec des têtes de 3 pouces (80 mm); grâce à l’introduction de plusieurs caractéristiques nouvelles et importantes, la S3750THS augmente considérablement le nombre d’applications potentielles de cette gamme d’imprimantes. Le nouveau produit utilise un microcontrôleur de ST-Microelectronics, une nouvelle version à haute capacité de la batterie à ions de lithium de 2,2 ampères, par ailleurs déjà présente dans le modèle S2500THS et comprend des mémoires Flash et SRAM. L’imprimante est dotée en outre d’une nouvelle enveloppe externe inférieure, repensée pour améliorer encore le design mécanique, déjà certifié IEC 68. La programmation de la S3750THS peut s’effectuer directement sur le terrain et est également possible par l’intermédiaire d’un connecteur itag à haute vitesse, situé sous le logement de la batterie. La S3750THS offre les interfaces série et IrDA en série, tandis que les potentialités de communication Bluetooth ou Wi-Fi 802.11b sont disponibles en options intégrées. La version de base de la nouvelle imprimante est bien entendu fournie avec batterie et adaptateur pour le rechargement de cette dernière. Intermec Technologies L’imprimante industrielle EasyCoder PM4i, dernière née de la famille d’imprimantes de codes barres Intermec Technologies et conçue pour les environnements industriels, est une imprimante programmable de 4 pouces avec une résolution allant de 203 à 300 dpi. La PM4i est une imprimante intelligente en mesure de fonctionner avec ou sans ordinateur, elle peut accéder et mettre à jour les banques de données centralisées, maintenir un temps d’attente entre l’imprimante et l’applicateur, communiquer et contrôler les autres dispositifs nécessaires à l’application. La technologie Fingerprint d’Intermec transforme l’imprimante en un “client intelligent” en mesure d’exécuter des programmes définis par l’utilisateur grâce à une interface entièrement personnalisable. L’imprimante PM4i peut remplacer les périphériques informatiques et le middleware grâce à ses capacités de communication et peut également être contrôlée par d’autres périphériques industriels et informatiques comme les scanners ou autres imprimantes. De plus, elle peut agir comme unité de contrôle logique programmable (PLC) gérant et contrôlant les processus et les dispositifs de la chaîne de production. Outre toute la série d’options standard et de connectivité, la PM4i peut être dotée d’une interface supplémentaire EasyLAN sans fil utilisant une fréquence radio IEEE 802.11b, qui fournit une cryptographie WEP à 128 bits de l’information en réseau à l’imprimante. Paxar La 9855 RFID est une imprimante à transfert thermique/thermique direct, développée par Paxar (déjà membre d’EPC Global) qui a été conçue pour faciliter la gestion de la supply chain. Cette imprimante est en mesure de codifier une puce RFID avec des données variables et de surimprimer l’étiquette avec des données lisibles. Spécialement conçue pour la supply chain dans le cadre du retail, la 9855 RFID permet d’accélérer la manutention et la traçabilité des marchandises à travers la technologie RFID. La 9855 RFID permet d’avoir une vérification complète des données transmises en annulant automatiquement les étiquettes considérées comme défectueuses. Grâce à la possibilité d’imprimer rapidement des étiquettes ou des vignettes d’excellente qualité et de codifier tout aussi rapidement les puces RFID, cette imprimante est la solution idéale pour les applications impliquant de grands volumes et une continuité de production. La carte réseau Ethernet ou la carte radio sans fil 802.11b sont deux des possibilités de connexions auxquelles s’ajoutent la porte série, parallèle et USB déjà en série sur le modèle 9855. Autre caractéristiques importante outre le processeur à 150 MHz et la vitesse d’impression allant jusqu’à 305 mm/sec., citons l’utilisation de rubans de 600 m qui permettent de réduire de 31% les arrêts machine pour le remplacement des rubans. Printronix La Smart Label Pilot Printer RFID de Printronix vient compléter le Smart Label Developer’s Kit de la même marque, introduit depuis quelque temps sur le marché et qui permet la mise en oeuvre de la technologie RFID dans son environnement logiciel. La Smart Label Pilot Printer a été conçue pour permettre aux utilisateurs du Smart Label Developer’s Kit de Printonix d’étendre leurs initiatives RFID pilote pour passer à la codification d’étiquettes EPC Classe 1. Les instruments de migration logicielle de Printronix comprennent un instrument EPC incorporé dans l’imprimante qui permet aux utilisateurs d’utiliser n’importe quel logiciel existant pour la conception d’étiquettes et créer un tag RFID EPC. En outre, l’imprimante est dotée d’un assortiment de manuels de programmation. En suivant les instructions pas à pas, les utilisateurs peuvent programmer et ajouter des commandes EPC aux flux de données PGL™ ou ZPL™ existants. En outre, la Smart Label Pilot Printer supporte également en option PrintNet® Enterprise de Printronix. Ce système “Web-compatible” de gestion à distance des imprimantes fournit une visibilité instantanée de toutes les imprimantes connectées au réseau et permet aux utilisateurs de configurer simultanément et de gérer efficacement un nombre illimité d’imprimantes Printronix. Cette version de PrintNet Enterprise est compatible avec la gestion de fonctions de codification RFID supplémentaires. Sato Les solutions Sato RFID comprennent, entre autres, la nouvelle imprimante CL408e ou CL412e UHF RFID, à technologie multi-protocol RFID read/write compatible avec les protocoles EPC Classe 1, ISO18000 et le protocole de la Marina EM. Les imprimantes CL408e et CL412e RFID peuvent être équipées pour les nouveaux et éventuels standards des tags RFID comme, par exemple, la deuxième génération EPC Classe 1. En utilisant une technologie multi-fréquence conforme à FCC (902-928 MHz), ETSI (en Europe 868 MHz), les imprimantes Sato CL408e et CL412e RFID sont conçues pour assurer la compatibilité d’aujourd’hui et les évolutions de demain. Sato est également compatible avec les standards d’Uniform Code Council et Electronic Product Code (EPC) et, afin de pouvoir proposer des solutions complètes, Sato a passé un accord avec SAMSys Technologies Inc, un fournisseur de niveau international de solutions hardware en RFID, afin que celui-ci produise pour ses imprimantes des tags RFID qui, une fois insérés dans les étiquettes, permettront aux imprimantes Sato RFID d’enregistrer les données sur les tags eux-mêmes et de surimprimer les étiquettes simultanément. Les imprimantes Sato RFID peuvent être utilisées dans différentes applications comme l’antivol, la traçabilité des marchandises, la supply chain de la logistique, les tags appliqués sur les bagages et l’automation industrielle. Tec Les modèles B-SX4 et B-SX5, construits en acier, s’adaptent parfaitement à toutes les applications industrielles impliquant un important volume d’impression. Sur ces deux dernières imprimantes, Toshiba Tec a conservé les caractéristiques désormais consolidées des modèles précédents B-472 et B-572, en les dotant cependant des dernières innovations techniques en termes de fonctionnalité et de prestations. Parmi ces fonctions intéressantes et avancées, citons celles principalement liées aux possibilités de communication, en premier lieu la connexion à Internet qui permet, entre autres, de mettre à jour le firmware, de vérifier l’état des imprimantes elles-mêmes, de rappeler les paramètres de configuration pour une éventuelle modification et, naturellement d’imprimer des étiquettes à travers l’envoi de fichiers d’impression. Pour réaliser une impression, les imprimantes peuvent en outre recevoir les commandes via e-mail et répondre ensuite une fois le travail terminé. Toujours par message de poste électronique, les imprimantes peuvent également envoyer des messages d’erreur à une adresse particulière pré-établie. Il y a quelque temps maintenant, Toshiba Tec a présenté la version RFID des imprimantes B-SX comprenant outre le module TAGSYS Medio S002 fonctionnant à une fréquence de 13,56 MHz, un programme spécifique contrôlant la validité de la codification et gérant les impressions défectueuses. Zebra Technologies Après avoir produit la première imprimante/encoder de bureau RFID du marché il y a presque quatre ans, Zebra Technologies a récemment introduit le nouveau modèle R2844-Z à 13,56 MHz. Cette imprimante compacte offre toutes les caractéristiques de compatibilité et de connectivité des imprimantes Zebra industrielles, en mettant du même coup la technologie RFID à la portée des PME et de toutes les organisations nécessitant des applications peu encombrantes et à faibles volumes. Parmi les applications adaptées à la nouvelle R2844-Z, citons les bibliothèques et les locations de cassettes vidéo (où l’imprimante peut automatiser le processus de livraison et de restitution avec une étiquette de sécurité), la santé et la pharmaceutique (pour codifier les informations sur le bracelet du patient et pour les médicaments prescrits), les services de courrier (pour la traçabilité d Matériels DuPont pour étiquettes RFID Selon Dupont, l’un des aspects critiques de la fabrication de n’importe quel type de transpondeur RFID est la technologie utilisée pour réaliser l’antenne passive, qui doit satisfaire des critères fondamentaux tels que des performances électriques élevées (impédance), un assemblage facile du circuit intégré et une production de masse à faibles coûts. La solution proposée par DuPont consiste en un polymère conducteur pour l’impression en sérigraphie des antennes sur les substrats et se base sur un processus additif écologique, plus respectueux de l’environnement que d’autres solutions alternatives, comme celles des antennes en cuivre ou en aluminium réalisées par incision. Grâce à ses avantages intrinsèques, le composé à base d’argent de DuPont, Ag 5029, a déjà été utilisé pour produire des dizaines de million d’antennes utilisées dans les tickets de transport, dans les smart cards sans contact et d’autres types d’étiquettes et transpondeurs RFID fonctionnant à des fréquences de 13,56 MHz et 915 MHz (UHF). En outre, ce composé est caractérisé par une performance mécanique et électrique exceptionnelle dans tous les tests auxquels les cartes doivent être soumises (7810, 7811,…10536). L’utilisation de composés polymériques DuPont basé sur des particules conductrices en argent permet d’obtenir les faibles valeurs de résistivité requises par les applications basées sur carte intelligente sans contact. Les composés polymériques à film épais proposés par DuPont pour la fabrication d’antennes pour l’identification en radio fréquence peuvent être sérigraphiés et polymérisés sur différents types de films et de substrats, comme le papier, le polyester, le polycarbonate, le FR4, le PVC et l’ABS. Les cartes sans contact peuvent être fabriquées selon un processus continu (reel-to-reel) à la fois simple et hautement automatisé, avec des coûts, selon DuPont, substantiellement plus bas que ceux des cartes produites avec une antenne en cuivre réalisée par incision. La technologie PTF est idéale pour les applications nécessitant un coût et un poids limités, ainsi qu’une certaine flexibilité mécanique.es colis et pour codifier les informations de livraison), le secteur des loisirs et du divertissement (bracelets prépayés pour les visiteurs des parcs de divertissement ou les concerts), les forfaits de ski, etc…
Logiciels d’impression
EuroPlus NiceLabel est une famille de paquets logiciels professionnels pour la conception et l’impression d’étiquettes à codes barres pour imprimantes de bureau, professionnelles et portables. Il est disponible en trois éditions, Express, Pro et Suite, ainsi qu’en 22 langues différentes. Il est compatible avec plus de 1000 pilotes Windows d’imprimantes à transfert thermique. L’interface utilisateur conçue spécifiquement à cet effet, les diverses options d’intégration et les fonctions de data-entry, permettent de dessiner et d’imprimer des étiquettes de manière rapide et productive. La version 3.6.4 de NiceLabel permet en outre la gestion de l’impression d’étiquettes intelligentes RFID. En effet, NiceLabel Pro a été mis à jour avec une nouvelle interface utilisateur qui permet un meilleur contrôle et une gestion plus fonctionnelle des différents blocs de données présents sur un transpondeur RFID (on peut par exemple choisir si le bloc de données est codifié avec des caractères ASCII ou Hexadécimal). Le paquet logiciel comprend également une compatibilité avec les tags au standard RFID EPC et avec les Tag-It, I-Code, ISO 15693 et d’autres encore. Parmi les imprimantes compatibles avec NiceLabel Pro se trouvent les modèles produits par Avery, Imaje, Datamax, Markpoint, Novexx, Printronix, Sato, TEC, Tyco et Zebra. Intermec Technologies La gamme de solutions logicielles pour la création et l’impression d’étiquettes proposée par Intermec Technologies, que l’on retrouve surtout, mais pas seulement, dans les différentes versions de LabelShop, est extrêmement complète. Le premier de ces paquets est Start, la version de base de la famille LabelShop, très facile et intuitif, mais aussi présent en série sur pratiquement toutes les imprimantes de la gamme Intermec. La version la plus complète est LabelShop Pro qui offre la possibilité de se connecter à des banques de données externes ODBC même avec des tableaux multiples, de supporter des banques de données internes et ASCII. De plus, à travers l’option User Manager, il permet de gérer les droits des différents utilisateurs, tandis que l’option Batch Manager permet d’imprimer des groupes d’étiquettes prédéfinis. Plusieurs autres caractéristiques remarquables sont celles liées à la compatibilité avec Queries SQL et de sauvegarde, du journal d’impression et d’AcriveX. LabelShop pro est également disponible en version Network pour dessiner des étiquettes en présence d’un réseau d’ordinateurs. L’extension du paquet LabelShop Pro baptisée ERPLabel a été développée pour permettre la création d’étiquettes destinées à des environnements SAP R3 ou Baan. Sato Sato Europe, avec son nouveau logiciel propriétaire “Label Gallery” offre de nouvelles fonctions, plus de versatilité qu’Aviator, plus de souplesse et plus de puissance. Sato Label Gallery est un logiciel user-friendly avec des fonctions wizard faciles à utiliser pour créer à l’écran de manière extrêmement simple, disponible en une vaste gamme de langues et en quatre versions utilisateur final: Free, Easy, Plus et TruePro. Une gamme de modules, de la conception basique d’étiquettes à des situations d’impression industrielle plus exigeantes. Ont également été prises en compte les exigences d’environnements spécifiques nécessitant une intégration, une connectivité et une “customisation” faciles à réaliser. En outre, Sato veille, à travers son réseau commercial et ses revendeurs, à ce que ses utilisateurs soient assistés localement de manière appropriée. Sato Label Gallery a été conçu avec le plus grand soin, dans le respect des exigences industrielles, des normes et des potentialités des imprimantes Sato avec les features "Network" et "Print-Only". Le produit inclut la totalité des logiciels Office conventionnels comme MSWord. La version LAN de Label Gallery n’exige pas de protection firmware. Seagull Scientific BarTender est l’un des paquets logiciels les plus diffusés de Seagull Scientific qui, outre les nombreuses caractéristiques faciles à utiliser (cf. version “Professional”), offre plusieurs méthodes de contrôle des imprimantes par d’autres programmes, Windows ou pas. Ces diverses possibilités de gestion des données comprennent, entre autres, la lecture directe de fichiers IDoc de SAP. La version 6.7 des pilotes de Windows de Seagull comprend en outre la compatibilité avec différents modèles d’imprimantes d’étiquettes RFID. Les pilotes permettent aux utilisateurs du logiciel BarTender de Seagull Scientific de codifier des tags RFID sur les “étiquettes intelligentes”, simultanément à l’impression des codes barres et du texte. Les standards disponibles sont, entre autres, Tag-It, Tag-It HF-I, I-Code 1, I-Code SLI, EPC-64 et EPC-96. Le site Internet de Seagull offre une aide en ligne fonctionnelle sur l’utilisation des pilotes pour la production d’étiquettes intelligentes avec des imprimantes RFID. Dans la version 7.5 de Bar Tender, parmi les innombrables nouvelles caractéristiques relatives à l’interface utilisateur, une nouvelle procédure a été ajoutée, baptisée “Software activation” qui permet d’authentifier l’autorisation à l’utilisation du paquet en éliminant du même coup l’exigence des clés hardware. Teklynx Codesoft 7.0 est une des solutions logicielles de Teklynx International pour la conception d’étiquettes. Produit de pointe de la famille des logiciels d’impression Teklynx, Codesoft est idéal pour les sociétés multinationales qui ont nécessitent de gérer des étiquettes complexes et en plusieurs langues. Codesoft 7.0 combine tout un ensemble de caractéristiques comme la facilité d’utilisation, l’exploitation de l’interface et des fonctions “drag & drop” de Microsoft Windows, ainsi qu’une orientation à l’utilisation et à la compatibilité de banques de données. Codesoft utilise Unicode pour standardiser virtuellement tout format de donnée et de langue, y compris les langues nord-américaines, européennes, ou même le chinois, le japonais et de nombreuses autres langues asiatiques orientales, en un format unique universel. Codesoft 7.0 est disponible en trois versions: Sprint, qui fournit une interface simplifiée de conception des étiquettes et est virtuellement compatible avec n’importe quelle imprimante; Premier, qui dispose en plus de la possibilité d’accéder aux banques de données, de fonctions de calcul mathématique et ODBC; enfin la version Enterprise qui permet de disposer des instruments nécessaires pour l’intégration de systèmes. Tharo Easylabel est une série de solutions logicielles conçues et développées par Tharo Systems, Inc. pour la conception et l’impression d’étiquettes graphiques et alphanumériques, avec les principaux codes barres, mono et bidimensionnels. Easylabel 5 est la version la plus récente de la ligne de produits logiciels et a été développée en exploitant les fonctionnalités et les caractéristiques d’Easylabel 4. La principale nouveauté et la plus importante de cette dernière version est la présence d’une nouvelle interface graphique RFID utilisateur intuitive qui permet également de programmer et d’imprimer des étiquettes intelligentes High Frequency (HF) et Ultra High Frequency (UHF). De plus, le wizard RFID est en mesure d’assister l’utilisateur lors de la génération de l’Electronic Product Code (EPC) et de permettre l’importation des données de différentes sources avant de les insérer dans les étiquettes intelligentes. Chaque version d’Easylabel est gratuitement accompagnée par une application multimédia interactive appelée Easytutor qui, à travers une série d’exemples concrets et de séquences vidéo, offre à l’utilisateur une aide appréciable ainsi qu’une solide base de connaissance des potentialités et des fonctions d’Easylabel. MCL Technologies pour le développement de solutions de saisie des données par imprimantes MCL-Collection (Macro Command Language), développé en 1992 par MCL Technologies, est un ensemble d’instruments logiciels qui permettent de créer rapidement et facilement, de communiquer et d’exploiter des applications individuelles ou multiples de saisie des données sur une imprimante pour étiquettes Datamax dotée de MCL. Conçu pour les programmateurs et théoriquement destiné aux non-programmateurs, MCL-Collection utilise d’intenses applications client/server pour imprimantes Datamax compatibles MCL; ceci signifie que l’application MCL réside dans l’imprimante. De fait, le serveur MCL n’envoie à l’imprimante Datamax MCL-Client que les données nécessaires, ce qui se traduit par deux avantages importants: une minimisation des flux sur le réseau qui accélère les temps de réponse et la dispense de connecter l’imprimante Datamax à un ordinateur. Outre les imprimantes Datamax, MCL-Collection est compatible avec une vaste gamme de lecteurs optiques avec ou sans fil; y compris les terminaux portables HHP, les scanners de saisie des données Symbol et les ordinateurs portables Intermec et Datalogic. Une application MCL se marie donc sans problème avec les interfaces graphiques les plus diffuses, tandis que les imprimantes Datamax dotées de MCL s’intègrent facilement dans les environnements MCL existants et communiquent avec les composants MCL, comme MCL-Link et MCL-Net. En effet, une Datamax dotée de MCL devient une imprimante intelligente avec la capacité d’accepter des entrées provenant de dispositifs comme les lecteurs de codes barres, les balances et les claviers QWERTY, sans que celle-ci soit connectée à un PC. L’application MCL résidant dans l’imprimante peut donc traiter les données reçues et exécuter n’importe quelle fonction programmée, comme la mise à jour d’une banque de données distante ODBC, d’un index de recherche résidant dans l’imprimante ou encore inviter l’opérateur à saisir les données à l’aide d’un clavier connecté à l’imprimante ou enfin, détail non sans importance, générer une étiquette de code barres. Zebra Technologies Visual Alert Manager for Zebra (VAMZ) est une solution pour la gestion des imprimantes de codes barres développée par Zebra Technologies en collaboration avec Iconics Inc. VAMZ est un paquet logiciel graphique qui permet en fait de gérer et de contrôler à distance des imprimantes de codes barres destiné aux entreprises qui ne disposent pas d’un instrument de management global. Le log d’état de l’imprimante étant remplacé par une image intuitive pour l’utilisateur, les éventuels problèmes de fonctionnement sont facilement identifiés et localisés. Par exemple, l’écran initial d’interface peut représenter un schéma de distribution des imprimantes dans l’usine, dont tout dysfonctionnement provoque un clignotement à l’écran indiquant leur emplacement. Le VAMZ dispose en outre de deux modules supplémentaires qui peuvent être utilisés pour l’envoi de messages SMS en cas de dysfonctionnement des imprimantes et de versions de l’interface utilisateur graphique Pocket PC pour une utilisation sur ordinateurs portables, qui permettent un contrôle à distance même en dehors du site. Zebra met également à disposition un paquet simple de gestion de l’impression, Zebralink. Cette technologie innovante, résolument à l’avant-garde au moment de son lancement par Zebra, est un moyen facile et économique de gérer les fonctions de base des imprimantes. En effet, il permet la gestion à distance et peut être programmé pour fournir des mises à jour via e-mail et SNMP aux responsables de la gestion des imprimantes.
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