Technologie

Le monde Wi-Fi joue la carte de l’interopérabilité

Par Luigi Rizzo
L’émergence d’un standard (IEEE 802.11b) pour la communication sans fil et la constitution d’un consortium de constructeurs ont rendu possible le développement de produits offrant des prestations de services à coûts de plus en plus réduits et garantissant surtout une bonne interopérabilité.
20-12-2002
De nos jours, la connexion à Internet est pratiquement devenue une nécessité pour la plupart des professionnels, mais il est impossible de disposer d’une connexion physique n’importe où. Dans un dépôt, dans une salle de conférence, l’instrument idéal, c’est la connexion sans fil ou le réseau sans fil (WLAN). Ce type d’accès permet d’étendre le réseau sur chaque centimètre carré du poste de travail, de l’immeuble ou de l’habitation. Il existe des services sans fil qui permettent de se connecter à l’Internet dans les aéroports et les hôtels. Les réseaux sans fil existent désormais depuis des années, mais initialement, les systèmes étaient issus de développements propriétaires et plutôt lents, en comparaison des services offerts par les connexions fixes. Les applications étaient limitées au cadre de l’identification automatique. L’émergence du standard IEEE 802.11b et la constitution d’un consortium de constructeurs (WECA, pour Wireless Ethernet Compatibility Alliance ) ont rendu possible le développement de nouveaux produits offrant une bonne qualité de services, la garantie d’interopérabilité entre les différents constructeurs et des réductions de coûts significatives.
Wi-Fi = 802.11b
Le consortium WECA est une association internationale à but non lucratif qui a pour objectif celui d’assurer l’interopérabilité entre des dispositifs fabriqués par des constructeurs différents mais conformes au standard IEEE 802.11b, et de promouvoir cette technologie tant sur le marché professionnel qu’auprès du grand public. Dans cet objectif, le consortium a conduit une série de tests d’interopérabilité. En s’appuyant sur la collaboration de l’Agilent Interoperability Certification Laboratory, les produits sont soumis à ces tests avant de pouvoir apposer le " cachet d’interopérabilité " - le logo Wi-Fi (initiales de Wireless Fidelity) – lorsque l’ensemble des tests ont eu un résultat positif. Ce même logo peut être utilisé sur la totalité du matériel relatif au produit certifié, comme les emballages, les documentations techniques, les adhésifs, etc. Il suffit de se connecter au site Internet de WECA (http://www.wirelessethernet.org) pour se rendre compte que le logo Wi-Fi représente beaucoup plus qu’une simple opération de marketing. Pour chaque produit soumis aux tests, la somme de 15 000 dollars est versée au laboratoire. Lorsque un produit subit une mise à jour de son logiciel embarqué pouvant avoir des conséquences sur la comptabilité certifiée, celui-ci peut repasser les tests de certification à tout moment et sans frais supplémentaires. Du début des certifications, en mars 2000, à nos jours, les produits qui ont bénéficié de la certification Wi-Fi sont au nombre de 248. Sur le site, il est possible de télécharger le document listant en détail toutes les phases des tests auxquels sont soumis les appareils et avec quels appareils d’autres fabricants sont effectués les essais d’interopérabilité. A titre d’exemple, dans le cas d’un appareil " client " (ou " station"), les essais sont effectués vers quatre points d’accès, respectivement de 3Com, Agere, Cisco et Symbol. La condition requise pour la certification est le versement d’une cotisation de 20 000 dollars à l’association, cotisation qui est renouvelée chaque année pour conserver les droits acquis. A ce jour, 141 sociétés sont inscrites au consortium, parmi lesquelles nous citerons : Atmel Cisco Compaq Hewlett-Packard IBM Intermec Lucent Microsoft Motorola Nokia Networks Philips Psion Teklogix Siemens Symbol Technologies Texas Instruments

 

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